« L’empire des Mormons » – Un docu à ne pas rater

Documentaire "L'empire des Mormons" - Juliette Desbois - Les Carnets du Bourlingueur

« L’empire des Mormons » est un documentaire d’une vingtaine de minutes réalisé par Juliette Desbois, pour l’émission de Philippe Lambillon les « Carnets du Bourlingueur ».

Il nous emmène à Salt Lake City en Utah, capitale des mormons et vitrine de cette confession en voie d’expansion dans le monde…

Conversion de défunts, prosélytisme mondial, polygamie plus ou moins discrète, kit de survie en prévision de l’apocalypse, business et politique, sont autant de sujets abordés par ce documentaire bien ficelé.

>> Sujet sur l’Empire des Mormons : 01’54-24’46

Dans ces primaires républicaines, deux candidats sont d’obédience mormone : l’ancien gouverneur de l’Utah Jon Huntsman et l’ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney. Les Américains soutiendront-ils un candidat mormon? Un sujet qui a déjà fait couler beaucoup d’encre lors dernières élections présidentielles, où Romney était en lice face à John McCain.

Mais cette fois, le businessman millionnaire se profile de plus en plus comme le futur adversaire d’Obama et le sujet va inévitablement refaire surface dans les médias.

Les candidats en un mot...

La confession du candidat est loin d’être un détail. C’est le constat tiré par le « Washington Post » , à l’issue d’un sondage réalisé par le « Pew Research Center » qui a demandé à un millier de sondés de résumer les candidats républicains en un seul mot.

Si « Texas » est le terme le plus souvent associé à « Rick Perry« , et « 999 » (encore que ce ne soit pas un mot) pour représenter Herman Cain, « Mormon » vient largement en tête lorsqu’il s’agit de désigner Mitt Romney


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Herman Cain: La cigarette qui fait le buzz!

 

 

Décidément, pas une semaine ne passe sans qu’une vidéo d’Herman Cain ne fasse parler de lui…

– Après avoir été visionné des milliers de fois chantant sa version de la chanson « Imagine » de John Lennon, vêtu d’une aube blanche et entouré de choristes gospels ;

– Après avoir suscité la polémique avec sa soi-disant « blague » sur l’électrocution des immigrants illégaux mexicains ;

– Après avoir provoqué un tollé général dans le  mouvement de protestation « Ocuppy Wall Street » avec sa réplique désormais culte: « Ne blâmez pas Wall Street, ne blâmez pas les grandes banques, si vous n’avez pas de travail et que vous n’êtes pas riches, vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous même… » ;

Herman Cain revient en force avec un nouveau spot intitulé « Now is the time for action ! » dans lequel Mark Block, son chef de cabinet, explique qu’il mène une campagne comme jamais personne n’en a vu jusqu’alors.

Sur un air entrainant, il énonce un message politique somme toute assez classique (Herman Cain est le meilleur candidat etc) avant de tirer tranquillement sur sa clope en gros plan! (à la 40ième seconde du spot)

Une image vraiment inattendue dans une vidéo de campagne mais qui ne doit rien au hasard. En effet, le chef de cabinet d’Herman Cain a déjà milité par le passé contre les interdictions de fumer au nom de la libre entreprise et des libertés individuelles.

Herman Cain s’est de son côté opposé à l’augmentation des taxes sur les cigarettes et aux lois interdisant de fumer dans les bars et les restaurants, à l’époque où il était à la tête d’une association représentant le secteur de la restauration.

Une prise de position audacieuse pour le candidat qui cherche à se démarquer au maximum des autres prétendants républicains. En critiquant les décisions fédérales qui dictent la vie des Américains, il se met en accord avec le crédo libertarien du « Vivez votre vie comme bon vous semble, l’état n’a rien à vous dire ». Un calcul politique qui peut s’avérer payant.

Avec un moyenne une vidéo polémique par semaine, Herman Cain va sans doute encore nous réserver pas mal de surprises…

Buddy Roemer: la première vidéo du candidat invisible

Dans cette première vidéo de campagne intitulée « Free to lead »,  l’ancien gouverneur de Louisiane Buddy Roemer se présente en tant que candidat à la présidence des Etats-Unis…

Buddy Roemer peut être qualifié de candidat invisible parce qu’il n’apparait dans pratiquement aucun sondage,  il est rarement invité sur les plateaux télévisés (une apparition tout de même dans le Colbert Report ) et il n’a été invité à aucun des débats opposant les différents candidats du parti!

Buddy Roemer en campagne ( http://www.buddyroemer.com )

Buddy Roemer en campagne - http://www.buddyroemer.com

Sa campagne se déroule essentiellement au niveau local. Il écume les jardins et les foires agricoles du New Hampshire où il a basé son quartier général, tentant de diffuser son message de barbecue en stand à tacos.

Il a néanmoins quitté l’état pour rejoindre New York, le temps de rencontrer des membres du mouvement « Occupy Wall Street » qui dénoncent le pouvoir excessif des institutions financières. Un peu de couverture médiatique ne fait jamais de tort.

La candidature de Buddy Roemer est atypique et à plusieurs titres. Tout d’abord c’est un ancien démocrate qui a rallié le camp républicain mais ce n’est pas une première, le texan Rick Perry a lui aussi changé de bord.

L’ancien gouverneur de Louisiane se démarque surtout au niveau du financement de sa campagne. Alors que la commission fédérale des élections a plafonné la limite des dons privés à 2500$, par personne et par candidat, lui n’accepte pas les dons supérieurs à 100$ !

En outre, il refuse également tous les dons provenant du « PAC Money » (Political Action Committee), c’est-à-dire des groupes privés et des lobbies, qui soutiennent les candidats en fonction des intérêts qu’ils représentent.

Une démarche idéologique certes louable mais qui risque au final de peser dans la balance. Ses caisses de campagne sont désespérément vides  et sans une couverture médiatique suffisante, il parait peu probable qu’il réalise un score dans les premiers scrutins. Néanmoins, Buddy Roemer s’est inscrit officiellement aux primaires du New Hampshire. Verdict le dix janvier prochain.

Jon Huntsman parle mandarin dans le Colbert Report

Jon Huntsman, qui stagne autour des 2% d’intentions de vote dans les sondages, s’est rendu chez Stephen Colbert, le présentateur vedette du « Colbert Report », une émission à succès diffusée sur « Comedy Central ».

Une belle occasion de promotion pour l’ancien Ambassadeur en Chine, qui s’est d’ailleurs brièvement exprimé en mandarin sur le plateau.

L’ ancien gouverneur de l’Utah possède un CV impressionnant mais qui ne suffira sans doute pas à convaincre les conservateurs du parti. Républicain très modéré, en poste dans l’administration Obama et mormon comme Mitt Romney, sans doute un peu trop de points faibles pour gagner l’investiture du parti…

L’intégrale de l’interview dans le Colbert Report (6’38)

Jon Huntsman ( http://www.jon2012.com )

Jon Huntsman ( http://www.jon2012.com )

Spot de Fred Karger « Let Fred in »

Fred KargerDans cette vidéo, Fred Karger dénonce le refus de « Fox News » et « Google » de l’autoriser à prendre part au débat télévisé qui a opposé les différents candidats républicains.

Trouvant cette situation contraire aux principes démocratiques, le businessman californien a d’ailleurs entamé une action en justice auprès de la commission électorale fédérale.

Dans ce montage, l’ancien assistant de Reagan s’immisce virtuellement dans le débat afin de faire entendre sa voix sur un sujet polémique: les gays dans l’armée.

Depuis 1993, la doctrine en vigueur dans l’armée américaine était le « Don’t Ask, don’t Tell » (Ne demandez pas, n’en parlez pas). Une politique qui consistait à contourner l’interdiction d’engager des homosexuels dans l’armée, en intimant aux officiers supérieurs de ne pas se renseigner sur l’orientation sexuelle des recrues, avec en contrepartie une garantie de discrétion des intéressés. Selon Le Monde, au moins 14.000 militaires américains ont dû démissionner de l’armée en raison de leur homosexualité, durant l’application de cette législation.

Fin 2010, cette politique discriminatoire a été supprimée par l’administration Obama (par 250 voix contre 175), même si le sujet des homosexuels au sein de l’armée reste toujours plus ou moins tabou dans la politique américaine.

En tant que militant pour les droits des homosexuels, Fred Karger souhaite se confronter aux candidats républicains les plus conservateurs (Michelle Bachmann, Rick Santorum, Rick Perry) mais sans obtenir d’accès aux débats télévisés, il devra se contenter de le faire via vidéos interposées…

Campagne 2012: Tous les coups sont permis… (épisode 1)

Si le marketing a toujours été une arme politique, les équipes de campagne rivalisent d’imagination pour lancer des piques aux autres prétendants, créant du coup des « buzz » sur la toile et tentant de ramener au passage un peu d’argent frais dans les caisses…

Dernière invention en date: la casquette de campagne anti-Obama, lancée par l’équipe de Mitt Romney. Pour la modique somme de 30$, vous pouvez acquérir ce magnifique couvre-chef orné du slogan « President Obama’s Magical Misery Tour« . Comme l’indique la publicité, l’idée est d’envoyer un message clair au président démocrate « qui devrait être moins préoccupé à garder son propre travail et passer plus de temps à aider les millions de gens qui n’en ont plus…« .Casquette "Magical Misery Tour"

Autre invention, dans le camp démocrate cette fois: le « GOP Debate Watch game« . Un jeu qui s’inspire des matchs sportifs ou des jeux à boire, dont le but est de choisir un terme souvent utilisé par les candidats du parti républicain (Obamacare, fence, class warfare, 999,…) et de compter le nombre de fois où il est cité. Il est demandé aux participants de verser une petite dringuelle à chaque utilisation du mot…plus les candidat se répètent, plus il y aura d’argent encaissé!

Petite pique déguisée à l’attention d’Herman Cain, il est signalé que si un candidat (sans préciser lequel) répète 24 fois « 999 » (son plan de réforme du système de taxation) vous n’êtes quand même pas obligé de verser 24 fois votre mise…

GOP Debate Watch Game

A mesure qu’approchent les premiers scrutins du parti, les stratèges de campagne font feu de tout bois. Ils décortiquent la moindre vidéo, le moindre discours des candidats rivaux, à la recherche d’une vieille casserole qui pourrait nuire à sa popularité…

Star montante du parti depuis quelques semaines, Herman Cain n’échappe pas à la règle. Il remplace à présent le texan Rick Perry, comme victime principale des attaques venant d’autres républicains…

Ainsi, une magnifique vidéo diffusée en 1991, à l’époque où il était le directeur de « Godfather ‘s Pizza » refait habilement surface un peu partout sur la toile. Vêtu d’une aube blanche et entouré de choristes gospel, il entonne une chanson de John Lennon, revisitée à des fins publicitaires.

« Imagine qu’il n’y ait plus de pizza » a peut être eu du succès à l’époque mais assurément moins qu’aujourd’hui, où Herman Cain est en lice pour l’investiture républicaine.

Sans doute qu’il y a vingt ans, il « ne s’imaginait pas » encore se lancer dans la course à la présidentielle…

Les paroles de la chanson pour les mélomanes:

Imagine there’s no pizza
I couldn’t if I tried
Eating only tacos
Or Kentucky Fried
Imagine only burgers
It’s frightening and sad

You’re lucky you have pizza
To feed your kids for you
Only frosting or cookies
And no dishes you must do
Imagine eating pizza
Each and every day

You may say that it’s junk food
But to me it’s so much more
It gives my life its meaning
And it makes a lot of dough

Imagine mozzarella
Anchovies on the side
And maybe, pepperoni
Rounds out your pizza pie
Imagine getting pizza
Delivered to your door

You don’t have to give up now
On my skateboard I will go
I’ll be back in 30 minutes
I just bought Dominoes

All I am saying
Is give pizza a chance
All I am saying
Give pizza a chance!
All I am saying
Is give pizza a chance
All I am saying
You’ve got to, got to give pizza a chance!

Spot de Newt Gingrich: « Newt Now »

Montage vidéo composé d’extraits des différents débats républicains, dans lequel Newt Gingrich se présente comme « le candidat de l’expérience » face à Barack Obama.

Mais avant d’affronter le président démocrate, l’ancien speaker de la chambre devra d’abord rattraper le trio de tête composé de Mitt Romney, Herman Cain et Rick Perry.

Au niveau financier, Newt Gingrich est à la traîne également, se classant seulement en 7ième position dans la liste des candidats républicains les mieux nantis pour les primaires.

>> Un article spécialement consacré au sujet des contributions financières dans cette campagne est à venir prochainement…

1.000 milliards d’économie pour Ron Paul!

Ron Paul

Ron Paul

A l’occasion du nouveau débat républicain, qui se déroule ce soir à Las Vegas, Ron Paul dévoile officiellement son « nouveau plan pour réhabiliter l’Amérique ».

Un plan d’austérité de très grande envergure qui prévoit de réaliser en un an pas moins de 1.000 milliards de dollars d’économies!

Fidèle à ses principes « libertariens », le candidat texan veut restreindre le pouvoir du gouvernement fédéral, en le cantonnant à son rôle initialement prévu dans la constitution.

Concrètement, l’équipe du « Docteur Paul » compte supprimer pas moins de cinq cabinets fédéraux : ceux en charge de l’énergie, du logement, du commerce, de l’éducation et de l’intérieur !

Le programme prévoit également de dissoudre l’ « Agence nationale de sécurité dans les transports », créée dans la foulée des événements du 11 septembre et de confier ses missions à des firmes privées de sécurité.

Afin de réaliser un maximum d’économie, Ron Paul envisage de stopper les deux guerres en cours (Iraq et Afghanistan) ainsi que l’aide internationale! Enfin, l’ensemble des dépenses gouvernementales serait ramené au niveau de 2006.

Un programme audacieux pour le candidat texan qui a pour objectif d’atteindre l’équilibre budgétaire avant sa troisième année de mandat, soit en 2015 !

Après le plan de relance d’Herman Cain (le fameux 999), Ron Paul présente son plan de secours pour sauver l’Amérique, s’invitant ainsi sur le thème le plus important des élections…

> PDF du plan de Ron Paul

Projections économiques de Ron Paul

Projections économiques de Ron Paul

Nouveau spot de Gary Johnson « The People’s President « 

Toujours évincé des débats télévisés, l’ancien gouverneur du Nouveau-Mexique continue sa campagne en concentrant ses efforts sur le New Hampshire, sans conteste le premier état clé des primaires républicaines.

Comme pour tous les « petits candidats », l’énorme couverture médiatique qui entoure le scrutin du New Hampshire est la meilleure occasion de se faire remarquer au niveau national. La primaire représente un tournant décisif dans la campagne: soit le candidat marque des points dans l’État (au minimum 5% des votes) et engrange suffisamment de soutien pour rester dans la course, soit son résultat est médiocre et il disparait purement et simplement des primaires…

Pour les candidats au budget limité, il est essentiel d’investir massivement dans la publicité au New Hampshire. Après s’être rendu une quinzaine de fois dans l’état, Gary Johnson détaille sur son site de campagne son plan de bataille médiatique pour « gagner le New Hampshire ».

Diffusion de spots TV pour 42.000$ (35$/seconde en prime time!), spots radio pour 26.000$, panneaux publicitaires pour 21.000$, distribution de brochures pour 60.000$, t-shirts, autocollants,etc pour un montant total de près de 200.000$.

Une somme conséquente pour un candidat sans trésor de guerre mais une goutte d’eau comparé à ce que vont dépenser les favoris.

Spot « Herman Cain Stands with Us » – Kent le boucher

Récemment hissé sur le podium des prétendants à l’investiture républicaine, Herman Cain est la nouvelle star montante des primaires. Omniprésent sur les plateaux TV, sa cote de popularité monte en flèche dans les sondages et il semble rallier à lui d’autres sympathisants que les militants du Tea Party, qui forment sa base électorale.

Seul candidat sans expérience politique, celui qu’on surnomme « Herminator » a fait de ce défaut un atout de campagne, se présentant comme un simple citoyen qui ne rentre pas dans les intrigues politiques de Washington…

Son programme est essentiellement axé sur l’économie, un sujet qu’il maitrise bien, en tant que businessman chevronné. Mais sa mauvaise connaissance des affaires étrangère et le peu de soutien politique dont il bénéficie, risquent au final de lui coûter cher.

Dans ce premier épisode de la série « Herman Cain stand with Us », l’équipe de campagne nous emmène chez Kent Short, un boucher californien. Entre deux découpes de viande,  le commerçant explique pourquoi il approuve la candidature d’ Herman Cain, un « gars plein de bon sens ».

Une accroche locale plutôt originale, vivement la suite…