Gary Johnson passe dans le camp libertarien

Gary Johnson

Gary Johnson

Changement de stratégie pour l’ancien gouverneur du Nouveau Mexique. Gary Johnson a annoncé aujourd’hui qu’il renonçait à l’investiture du parti républicain, pour rejoindre le camp libertarien dans l’élection présidentielle de 2012.

Déçu du manque de soutien de son parti et de l’attitude des grands médias qui ne l’ont pas invité lors des  débats télévisés, il a décidé de rejoindre le troisième parti du pays…

Gary Johnson étant rarement repris dans les sondages officiels, il est très difficile de connaitre le poids réel de ses partisans. Très ouvert pour un républicain (sans doute trop), son programme de campagne cadre sans doute plus avec celui du parti libertarien dont le slogan est « Un minimum de gouvernement, un maximum de liberté« .

S’il est conservateur au niveau fiscal (il projette notamment diminuer les dépenses fédérales de 43%!), le candidat défend des positions très libres sur de nombreux sujets de société. Militant pour la légalisation de la marijuana, en faveur des droits des homosexuels et du port d’arme, pro-choice sur les question d’avortement, Gary Johnson va tenter de séduire un électorat déçu par les deux partis.

Nouveau spot de Gary Johnson « The People’s President « 

Toujours évincé des débats télévisés, l’ancien gouverneur du Nouveau-Mexique continue sa campagne en concentrant ses efforts sur le New Hampshire, sans conteste le premier état clé des primaires républicaines.

Comme pour tous les « petits candidats », l’énorme couverture médiatique qui entoure le scrutin du New Hampshire est la meilleure occasion de se faire remarquer au niveau national. La primaire représente un tournant décisif dans la campagne: soit le candidat marque des points dans l’État (au minimum 5% des votes) et engrange suffisamment de soutien pour rester dans la course, soit son résultat est médiocre et il disparait purement et simplement des primaires…

Pour les candidats au budget limité, il est essentiel d’investir massivement dans la publicité au New Hampshire. Après s’être rendu une quinzaine de fois dans l’état, Gary Johnson détaille sur son site de campagne son plan de bataille médiatique pour « gagner le New Hampshire ».

Diffusion de spots TV pour 42.000$ (35$/seconde en prime time!), spots radio pour 26.000$, panneaux publicitaires pour 21.000$, distribution de brochures pour 60.000$, t-shirts, autocollants,etc pour un montant total de près de 200.000$.

Une somme conséquente pour un candidat sans trésor de guerre mais une goutte d’eau comparé à ce que vont dépenser les favoris.

Primaires républicaines: l’affiche est connue

Avec le retrait officiel de Sarah Palin et de Chris Christie, plus d’invité surprise n’est à attendre dans la course à l’investiture républicaine. A quatre mois des premiers scrutins de l’Iowa et du New Hampshire, la liste des républicains est désormais définitive: dix candidats se disputeront la place avant d’affronter Obama.

Qui sera le favori du parti républicain? C’est la question à laquelle tente de répondre les différents instituts de sondages américains. Mais à voir la variation des résultats au fil des semaines, les électeurs du parti de l’éléphant ne semblent pas encore avoir trouvé de candidat suffisamment rassembleur.

Les grands favoris

Mitt Romney

Mitt Romney est à l’heure actuelle le candidat le plus stable au niveau des sondages. L’ancien gouverneur du Massachusetts a derrière lui l’expérience de la campagne de 2008, il possède de solides réserves de trésorerie et il a donné une image positive à l’issue des débats télévisés. Il reste néanmoins fort critiqué par la base radicale du parti, sur le thème des soins de santé, ainsi que pour ses positions idéologiques changeantes, notamment concernant l’avortement.

Rick Perry

Rick Perry est l’autre poids lourd des primaires même si sa cote de popularité semble dégringoler aussi vite qu’elle était montée, quelques jours seulement après l’annonce de sa candidature. Le gouverneur texan a déçu dans les débats et est la cible d’attaques en règle de la part de ses rivaux républicains.

L’aile gauche du parti lui reproche de sabrer dans la sécurité sociale et d’être intransigeant dans l’application de la peine de mort. La droite du parti le trouve trop laxiste sur les questions d’immigration. Néanmoins, l’équipe de Rick Perry a réussi à récolter plus de 17 millions de dollars en moins de deux mois de campagne, preuve de la solidité de ses soutiens.

Les challengers

Plus étonnant, Herman Cain complète le podium depuis peu. Sans n’avoir jamais été élu à un poste politique, l’énergique ténor du Tea Party fait beaucoup parler de lui et risque de rafler une partie des voix d’ultra-conservateurs, Sarah Palin ayant déclaré forfait. Mais reste à voir s’il peut séduire l’électorat modéré et convaincre la haute sphère politique du parti de le soutenir.

Herman Cain

Candidats de l’expérience, l’ancien président de la Chambre Newt Gingrich et le texan libertarien Ron Paul continuent leur campagne, tous deux soutenus par une base fidèle de partisans mais qui peinent à dépasser la barre des 10% dans les sondages.

Seule femme en lice, Michele Bachmann semble s’essouffler après le succès de son début de campagne, avant que Rick Perry n’entre dans la course.

 Le peloton de queue

L’ancien sénateur de Pennsylvanie Rick Santorum et l’ancien gouverneur de l’Utah Jon Huntsman peinent toujours à décoller dans les sondages et récolter suffisamment de donations.

Ils ont néanmoins plus de chance que l’ancien gouverneur de Louisiane Buddy Roemer et que le candidat du Nouveau-Mexique Gary Johnson, qui ne sont même pas repris dans les sondages ni invités aux débats télévisés, la meilleure publicité possible pour un candidat.

Sans compter les différents activistes, tel Fred Karger un candidat pro-gay, qui n’ont aucune chance réelle de remporter l’investiture, par manque de soutien politique et financier…ou parce qu’ils assument des choix politiques trop audacieux.

Paradoxe des sondages

Si tous les sondages donnent les républicains largement favoris face à Obama, la désignation du champion du parti pose encore problème. A la question voterez vous pour un républicain ou pour Obama? Le parti républicain gagne toujours. Par contre à la question : dans le duel Obama contre Cain, Perry, Bachmann ou Santorum lequel obtiendra votre vote?  Le président sort toujours largement gagnant. Seul Mitt Romney semble mettre en danger Barack Obama.

Le bilan économique du président démocrate laisse un boulevard vers la Maison Blanche au parti de l’éléphant mais il faudra d’abord qu’il trouve un candidat qui fasse l’unanimité.

Sondage Obama Vs GOP

Spot de Gary Johnson: « Live Free »

Après les spots de présentation du candidat, l’équipe de campagne de Gary Johnson a dû penser qu’ il était temps de commencer à casser du sucre sur le dos des autres prétendants au titre de champion républicain.

Au son des cornemuses, la vidéo compare la bataille des primaires à la guerre d’indépendance des États-Unis.                                                                  Elle cible les adversaires des primaires mais uniquement ceux qui ont font de bons résultats dans les sondages: Rick Perry, Mitt Romney, Rick Santorum, Jon Huntsman et Michele Bachmann. Les autres ne pourront pas bénéficier d’une publicité gratuite…

Seul candidat épargné: Ron Paul, son « collègue » libertarien dont le combat politique est assez proche.

Spot de Gary Johnson:  » Tolerance is American »

Avec un solo au piano et des paysages américains en toile de fond, cette courte vidéo rappelle que la tolérance est américaine…

Cela valait-il une vidéo?   Sans aucun doute le spot le plus niais de la campagne.

Spot de Gary Johnson : « One Dollar »

Encore une vidéo de l’équipe de campagne de Gary Johnson, décidément bien productive!

Avec une bande son country, elle invite les gens à verser un dollar à sa campagne, le prix pour défendre la liberté…

3ième spot de Gary Johnson « End the Drug War Now »

Dans ce spot à la bande son stridente, Gary Johnson s’attaque à la « guerre de la drogue », un thème de campagne assez inédit. Son idée est assez simple : la criminalisation de la marijuana (arrestations, procès, détentions, etc.)  coûte tellement d’argent au gouvernement qu’il serait plus intéressant de dépénaliser puis taxer cette drogue douce afin de créer de nouvelles rentrées d’argent.

Si les chiffres évoqués dans la vidéo (40 milliards de dollars par an !) sont difficiles à vérifier , il est clair que cette guerre de la drogue coûte énormément au contribuable et Gary Johnson en a fait un atout de campagne. Fait assez rare pour un candidat aux présidentielles, l’ancien gouverneur a reconnu avoir lui-même consommé de la marijuana pendant plusieurs années, notamment comme anti-douleur, suite à un accident sévère survenu à Hawaï en 2005.  « La marijuana est beaucoup plus sûre que l’alcool » , a souligné le candidat dans une interview donnée à CNN.

Sans aucun doute un discours plus franc que Bill Clinton, qui avait reconnu avoir fumé un joint lors de sa jeunesse « mais sans avoir inhalé » la fumée…

Second spot de campagne « Imagine President Gary Johnson »

Dans cette courte vidéo, l’équipe de campagne de Gary Johson présente plusieurs points de son programme avec un projet pour le moins ambitieux: un budget équilibré en 2013!

S’il  devient un jour président, cette petite phrase représentera sans aucun doute un gros challenge…

Premier spot de campagne « Who is Gary Johnson? »

Les spots de campagne de Gary Johnson prolifèrent sur la toile, afin de tenter de sortir l’ancien gouverneur  du Nouveau-Mexique de l’anonymat…

Dans cette première vidéo, le bilan économique positif du candidat est souligné ainsi que l’usage élevé qu’il a fait de son droit de veto en tant que gouverneur, signe qu’il est un homme de principe.

Alpiniste et tri-athlète confirmé, Gary Johnson traverse le spot à la nage, en courant et sur son vélo, se plaçant sans aucun doute comme le candidat le plus sportif du peloton !

Gary Johnson, un candidat atypique

Gary Johnson

Gary Johnson

Souvent absent des sondages, Gary Johnson mérite pourtant que l’on s’intéresse à sa campagne et son programme assez inédit pour un républicain.

Premier candidat à se lancer dans les primaires (dès le mois d’avril), l’ancien Gouverneur du Nouveau-Mexique a un programme très proche des « libertariens », centré sur la baisse des taxes et la défense des libertés civiles.

Plus étonnant, il se présente comme un pacifiste convaincu et prône le rappel immédiat des troupes américaines stationnées à l’étranger (essentiellement en Afghanistan et en Iraq).

Enfin, il milite pour l’arrêt des poursuites liées à la consommation de cannabis, pour des raisons essentiellement économiques. La « guerre de la drogue » qu’il compare à l’époque de la prohibition de l’alcool, coûte des fortunes à l’État américain alors que la légalisation combinée à la taxation de la marijuana pourrait rapporter beaucoup d’argent…