Résultats définitifs – Primaire du New Hampshire

§ Résultats définitifs de la primaire républicaine du New Hampshire du 10 janvier:

1° MITT ROMNEY   (Massachussetts)

> 39,3%   /   97.532 votes de préférence

2° RON PAUL (Texas)

> 22,9%   /   56.848 votes de préférence

3° JON HUNTSMAN  (Californie/Utah)

> 16,9%   /   41.945 votes de préférence

4° NEWT GINGRICH  (Virginie/Géorgie)

> 9,4%   /   23.411 votes de préférence

5° RICK SANTORUM (Pennsylvanie)

> 9,4%   /   23.362 votes de préférence

6° RICK PERRY (Texas)

> 0,7%   /   1.766 votes de préférence

7° Candidats minoritaires

> 1,5%   /   3.621 votes de préférence

§ Source des résultats: Washington Post

Cap sur le New Hampshire !

Après le caucus très disputé de l’Iowa et la « révélation Santorum », les candidats républicains se retrouvent à présent au New Hampshire, deuxième scrutin des primaires. Dans ce minuscule état de la côte Est, Romney devrait logiquement survoler la mêlée. Mais derrière lui, les prétendants au podium se livrent une bataille acharnée.

A 24 heures de l’ouverture des votes au New Hampshire, les sondages se suivent mais ne ressemblent pas. Si l’ancien gouverneur du Massachusetts est assuré de terminer en tête, il n’est pas facile pour autant de déterminer quel sera le quinté gagnant. Ron Paul devrait logiquement terminer second avec son discours libertarien, dans un état où la devise est « Live free or die ». Mais la troisième place sera assurément la plus disputée avec Huntsman et Santorum, deux candidats qui se suivent de très près dans les sondages…

Jon Huntsman - http://jon2012.com

Invisible en Iowa où il n’a pas daigné faire campagne, Jon Huntsman s’est rattrapé sur le New Hampshire, où il a mis les moyens pour faire parler de lui. Diffusion massive de spots TV (pour plus de 740.000$!) et speechs à répétition, l’ancien gouverneur de l’Utah doit absolument briller dans l’ « état du granite » s’il veut se présenter comme une alternative crédible à Romney.

En progression constante dans les sondages, Rick Santorum, le nouveau champion des valeurs chrétiennes, semble porté par son succès en Iowa. L’héritier de Mike Huckabee veut prouver que sa deuxième place (pratiquement une victoire, à 8 voix d’écart !)  en Iowa n’était pas un accident et que sa campagne connaitra d’autres moments de gloire, ailleurs dans le pays…

En ce qui concerne Perry et Gingrich, les anciens favoris, il faudra sans doute attendre les prochaines primaires, en Caroline du Sud et en Floride (deux états clés) pour juger du sérieux de leur candidature. A l’issue du New Hampshire, Gingrich terminera vraisemblablement en bas de tableau.

Quant à Perry, il ne peut espérer mieux que la dernière place, dans un état qu’il a tout simplement boycotté. Au lendemain du désaveu cinglant en Iowa, il a directement rejoint la Caroline du Sud, reportant de quelques semaines un éventuel abandon. Avec un ambitieux Santorum qui marche sur ses plates-bandes et puise dans son vivier électoral, le texan doit absolument revoir sa stratégie, au risque de disparaitre purement et simplement du paysage républicain.

A ce stade, un seul point commun rassemble l’ensemble des candidats : l’animosité envers Mitt Romney, qui reste plus que jamais le favori à battre dans cette campagne agitée. Dans les deux derniers débats télévisés, le mormon a été critiqué sans arrêt : girouette électorale, milliardaire coupé des réalités, clone d’Obama, trop mou, pas assez conservateur,…                                                                                                                                    Et pendant ce temps-là, les stratèges démocrates se frottent les mains et prennent des notes pour la campagne de novembre.

Spot de Jon Huntsman « Only one »

Dernier clip de campagne du candidat Jon Huntsman, destiné aux électeurs du New Hampshire, deuxième état à organiser sa primaire, le 10 janvier prochain.

L’ancien gouverneur de l’Utah mise beaucoup sur cet état de la côte Est pour véritablement lancer sa campagne qui stagne quelque peu.           Seul candidat républicain à ne pas avoir connu de « momentum » dans les derniers mois, l’ancien ambassadeur des États-Unis en Chine espère atteindre le podium au New Hampshire, vraisemblablement derrière Mitt Romney et Ron Paul.

Lanterne rouge en Iowa, état dans lequel il n’avait pas fait campagne, Huntsman a besoin d’urgence d’un succès pour se présenter comme une alternative crédible à Romney. Candidat assez modéré, sérieux, Jon Huntsma a été jusqu’ici épargné par les attaques du fait de son mauvais classement dans les sondages.

Relativement ignoré par les médias jusqu’à présent, Huntsman sera peut être la révélation du New Hampshire…

Jon Huntsman - http://jon2012.com

Romney vainqueur en Iowa…avec 8 voix d’avance !

A l’issue d’une soirée riche en rebondissements, Mitt Romney a finalement remporté à l’arrachée le caucus de l’Iowa, juste devant l’ultraconservateur Rick Santorum.

Il aura fallu attendre l’annonce officielle de Matt Strawn, président du parti républicain de l’Iowa, pour enfin départager les deux gagnants du premier scrutin des primaires. Jamais une élection dans cet état n’avait été aussi serrée et plus que jamais chaque vote a compté.                        Une visite éclair dans un bar du coin, quelques poignées de mains supplémentaires, des  indécis qui se laissent finalement convaincre, la victoire en Iowa s’est vraiment jouée à pas grand-chose.

Résultats définitifs

A l’issue du dépouillement final, Mitt Romney et Rick Santorum flirtent chacun avec les 25%, avec respectivement 30.015 et 30.007 voix de préférence. Ron Paul, qui était annoncé initialement en tête, complète le podium avec 26.219 sympathisants, soit 21,5% des votes.
Loin derrière le trio de tête arrive Newt Gingrich (13%), devant le texan Rick Perry (10%). Michele Bachmann se couvre de ridicule en sixième position (5%) seulement devant la lanterne rouge Jon Huntsman (0,6%), qui n’a même pas daigné faire campagne dans l’état.
Bilan après l’Iowa

Contrairement à son programme initial, Mitt Romney est finalement resté à Des Moines, la capitale, pour fêter son premier succès de l’année. S’il était attendu sur le podium, sa première place obtenue au finish contribue à renforcer son image de favori. Largement en tête dans le New Hampshire (22% d’avance selon les derniers sondages RCP) où il a établi son QG de campagne, l’ancien gouverneur du Massachussetts est presque assuré de remporter le deuxième scrutin qui se déroulera le 10 janvier. C’est le candidat le plus stable, le plus crédible, le plus organisé à l’échelle nationale et aussi celui qui possède le plus de ressources. Même s’il peine à séduire l’aile dure du parti, Mitt Romney est selon moi le futur adversaire d’Obama.

Mitt Romney savoure sa victoire dans l'Iowa (Reuters)

A la traîne dans les sondages jusqu’à la veille du scrutin, Rick Santorum aura finalement connu son momentum à un moment idéal. L’ancien sénateur de Pennsylvanie a été relativement épargné par les attaques (ce qui ne va pas durer) et est propulsé grâce à son succès sur le devant de la scène. Encore peu connu de l’électorat républicain, l’engouement médiatique pour le caucus a fait de lui une alternative possible à Mitt Romney. Présenté comme le champion des valeurs religieuses, Santorum a aujourd’hui gagné en crédibilité. Il lui faudra néanmoins confirmer ce bon résultat dans d’autres états, lui qui ne possède pas d’organisation à l’échelle nationale ni de grandes réserves de trésorerie.

Selon moi, il risque de suivre la même voie que Mike Huckabee en 2008. Après avoir marqué les esprits par une victoire en Iowa, le pasteur de l’Arkansas n’arriva pas à garder l’avantage sur la longueur, face à un John Mc Cain qui ratissait plus large. Aujourd’hui, le candidat d’envergure nationale est incontestablement Mitt Romney. N’en déplaise aux stratèges de l’équipe d’Obama qui préférerait devoir affronter Santorum en novembre.

En  troisième position, Ron Paul,  le doyen de la compétition, a paradoxalement séduit l’électorat le plus jeune. Un très bon résultat, en comparaison avec sa cinquième place (10%) obtenue en 2008. Bien placé dans les sondages des prochains scrutins, le candidat libertarien risque de faire encore parler de lui et d’atteindre quelques podiums. Néanmoins, avec son discours radical au niveau économique (suppression d’agences gouvernementales etc) je  doute qu’il arrive à gagner l’investiture du parti.

Les déçus de l’Iowa

Cible d’attaques en règle de la part de ses rivaux et rattrapé par les scandales, Newton Gingrich, qui trônait en tête des sondages pour l’Iowa à la mi-décembre, échoue finalement à la 4ième place. Sentant venir la défaite, le candidat avait pris les devants en annonçant à la presse qu’il ne comptait pas gagner le scrutin. Après avoir relativisé l’importance du caucus, l’ancien président de la Chambre table sur une campagne à long terme, avec une stratégie globale qui vise les 50 états.

Dans le même ordre d’idée, Rick Perry prétend défendre une stratégie d’envergure nationale. Même s’il a essayé de limiter la casse en Iowa avec un véritable programme marathon ces derniers jours, obtenir la cinquième place n’est vraiment pas un bon signal pour une campagne déjà bien moribonde. Je ne serais pas surpris de le voir abandonner la course dans les semaines à venir. Rick Perry devrait selon moi attendre 2016, histoire de faire oublier ses bourdes.

Cuisante défaite pour l’égérie du Tea Party Michele Bachmann, qui malgré une campagne de fond en Iowa, son état natal, peine à obtenir 5% des suffrages. Son vivier d’électorat, très conservateur,  lui a sans doute préféré Santorum ou Ron Paul. Sans grand espoir pour la suite des primaires, elle devrait sans doute replonger dans l’anonymat d’ici peu à moins d’animer un show télévisé sur Fox News. L’héritière de Sarah Palin (en plus crédible selon moi) pourrait éventuellement continuer la course sur un ticket présidentiel, si elle est choisie comme Vice-Présidente par le favori du parti. A l’image de Joe Biden, qui après avoir terminé 5ième en Iowa en 2008 et critiqué Obama pour son inexpérience, est revenu au dernier moment dans la course à la Maison Blanche.

En queue de peloton, Jon Huntsman n’a pas misé grand-chose sur l’Iowa, dans lequel il n’a même pas fait campagne. L’ancien gouverneur de l’Utah concentre ses efforts sur le New Hampshire, où il espère lui aussi enfin connaitre son heure de gloire. Verdict mercredi prochain.

Résultats définitifs – Caucus Iowa

RICK SANTORUM (Pennsylvanie) 

> 24,6%   /   29.839 voix de préférence

2° MITT ROMNEY (Massachussets)

> 24,5%   /    29.805 voix de préférence

>> Annoncé premier au lendemain du scrutin, avec seulement 8 voix d’avance, Mitt Romney a finalement été déclassé suite à un recomptage des voix dans l’état. Finalement, Rick Santorum a gagné le caucus de l’Iowa avec 34 voix d’avance…

3° RON PAUL (Texas)

> 21,4%   /    26.036 voix de préférence

4° NEWT GINGRICH (Virginie/Géorgie)

>13,3%   /   16.163 voix de préférence

5° RICK PERRY (Texas)

> 10,3%   /  12.557 voix de préférence

6° MICHELE BACHMANN (Iowa/Minnesota)

> 5%   /   6.046 voix de préférence

7° JON HUNTSMAN (Californie/Utah)

> 0,6%   /   739 voix de préférence

8° BUDDY ROEMER (Louisiane)

> 0,3%   /   316 voix de préférence

>> Selon les statistiques officielles 614.913 électeurs républicains sont enregistrés en Iowa.

>> Pour le caucus interne du 3 janvier, 122.255 ont voté , soit près de 20%.

§ Source des résultats: Washington Post

« Des Moines » en Iowa, capitale politique des USA

Après six mois d’une campagne mouvementée, les candidats républicains s’affrontent enfin dans les urnes de l’Iowa, modeste état rural du centre du pays. A l’occasion de ce premier scrutin des primaires, la ville de « Des Moines » vole pour un temps la vedette à Washington, comme capitale politique et médiatique des États-Unis.

Rick Perry, Mitt Romney, Michele Bachmann, Rick Santorum, Newt Gingrich, Ron Paul et Jon Huntsman. Les sept prétendants à l’investiture républicaine, battent le pavé dans les rues, embrassant des bambins et serrant un maximum de mains, à quelques heures du coup d’envoi du caucus de l’Iowa.
Processus politique plus complexe que les simples primaires, pratiquées dans la plupart des états américains, le « caucus » consiste en des réunions de quartier, généralement dans des écoles ou des églises, pendant lesquelles des délégués qui soutiennent tel ou tel candidat tentent de rallier à eux les électeurs présents dans la salle. En plus de voter pour un candidat à la présidentielle, les sympathisants élisent ainsi les délégués locaux du parti.
Même si l’Iowa et ses 3 millions d’habitants ne pèse pas lourd au niveau électoral (moins d’1% de la population américaine), c’est sans conteste l’un des états les plus courtisés lors des primaires du fait de son poids symbolique important.

Depuis le succès de Carter en 1976, qui passa, grâce à sa victoire dans l’état, du statut d’anonyme à celui d’outsider, l’Iowa est devenu le point de départ de toutes les campagnes présidentielles. Marquer des points en Iowa signifie lancer sa campagne, échouer envoie par contre un mauvais signal, qui peut même parfois sonner le glas d’un candidat sans grandes ressources.

Vu le prix d’une campagne d’envergure nationale, la plupart des « petits candidats » focalisent leurs ressources sur l’Iowa et le New Hampshire, dont la primaire se déroule une semaine plus tard. Ces deux évènements sont l’unique occasion de marquer les esprits et de ratisser suffisamment de fonds pour assurer la suite de la campagne. Des Moines se transforme ainsi tous les quatre ans champ de bataille politique.  Une situation qui agace certains représentants de petits états voisins, qui ne reçoivent pour ainsi dire aucune attention politique des candidats en lice. Certains analystes politiques dénoncent également cette attention disproportionnée envers l’Iowa, tant médiatique que politique. Ainsi dans certains bars, il y a avait aujourd’hui plus de journalistes présents que d’électeurs…

Dans un article croustillant intitulé « N’hésitez pas à ignorer l’Iowa » (Feel free to ignore Iowa), Gail Collins, éditorialiste pour le New York Times résume « Ce mardi se déroulera une élection visant à sélectionner le candidat préféré d’un petit groupe de gens qui est de fait plus âgé, plus riche et plus blanc que l’électorat américain moyen, et plus extrême que le républicain moyen. Le monde entier observera. Les cookies seront excellents. » S’il est indéniable que l’Iowa est surreprésenté dans la campagne présidentielle, il est difficile de faire autrement. Si à l’avenir, un autre état donne le coup d’envoi des primaires, les bus des équipes de campagne déménageront aussi sec…

A seulement quelques heures du caucus, les tendances et les sondages pleuvent sur la toile.
Si le grand favori Mitt Romney et le libertarien Ron Paul sont assurés de figurer sur le podium, il est très difficile de déterminer dans quel ordre, tant  l’écart entre les candidats est serré. Sans compter le nombre d’électeurs encore indécis. A en croire les derniers sondages, l’ultra-conservateur Rick Santorum complèterait le podium devant Gingrich et Perry, qui ne terminerait que cinquième. Et Bachmann prierait toujours pour un miracle.

Candidats Républicains – Caucus Iowa

Jon Huntsman parle mandarin dans le Colbert Report

Jon Huntsman, qui stagne autour des 2% d’intentions de vote dans les sondages, s’est rendu chez Stephen Colbert, le présentateur vedette du « Colbert Report », une émission à succès diffusée sur « Comedy Central ».

Une belle occasion de promotion pour l’ancien Ambassadeur en Chine, qui s’est d’ailleurs brièvement exprimé en mandarin sur le plateau.

L’ ancien gouverneur de l’Utah possède un CV impressionnant mais qui ne suffira sans doute pas à convaincre les conservateurs du parti. Républicain très modéré, en poste dans l’administration Obama et mormon comme Mitt Romney, sans doute un peu trop de points faibles pour gagner l’investiture du parti…

L’intégrale de l’interview dans le Colbert Report (6’38)

Jon Huntsman ( http://www.jon2012.com )

Jon Huntsman ( http://www.jon2012.com )

Spot de Jon Huntsman « Foreign Policy Experience Matters »

A travers sa nouvelle vidéo de campagne, Jon Huntsman met en avant son point fort: son expérience dans les affaires internationales.

Ancien ambassadeur à Singapour sous Bush Senior puis en Chine sous l’administration Obama, le candidat a appris le mandarin lors d’un premier voyage à Taïwan en tant que missionnaire mormon.

Au niveau national, Jon Huntsman a travaillé comme assistant pour Reagan et Bush Senior avant de devenir gouverneur de l’Utah en 2004 où il a réalisé un bon bilan économique.

Père de famille nombreuse (7 enfants dont deux adoptés), ce mormon « modéré »  (il adhère quand même à la théorie scientifique de l’évolution) se présente comme un « conservateur authentique », c’est à dire contre l’avortement et  le mariage homosexuel.

Avec un début de campagne pour le moins discret, Jon Huntsman stagne dans les sondages sous la barre des 2%. Il doit absolument  marquer des points lors des premiers scrutins de l’Iowa et du New Hampshire sous peine de disparaitre complètement des écrans radars…

Jon Huntsman en Chine ( http://www.jon2012.com )

Primaires républicaines: l’affiche est connue

Avec le retrait officiel de Sarah Palin et de Chris Christie, plus d’invité surprise n’est à attendre dans la course à l’investiture républicaine. A quatre mois des premiers scrutins de l’Iowa et du New Hampshire, la liste des républicains est désormais définitive: dix candidats se disputeront la place avant d’affronter Obama.

Qui sera le favori du parti républicain? C’est la question à laquelle tente de répondre les différents instituts de sondages américains. Mais à voir la variation des résultats au fil des semaines, les électeurs du parti de l’éléphant ne semblent pas encore avoir trouvé de candidat suffisamment rassembleur.

Les grands favoris

Mitt Romney

Mitt Romney est à l’heure actuelle le candidat le plus stable au niveau des sondages. L’ancien gouverneur du Massachusetts a derrière lui l’expérience de la campagne de 2008, il possède de solides réserves de trésorerie et il a donné une image positive à l’issue des débats télévisés. Il reste néanmoins fort critiqué par la base radicale du parti, sur le thème des soins de santé, ainsi que pour ses positions idéologiques changeantes, notamment concernant l’avortement.

Rick Perry

Rick Perry est l’autre poids lourd des primaires même si sa cote de popularité semble dégringoler aussi vite qu’elle était montée, quelques jours seulement après l’annonce de sa candidature. Le gouverneur texan a déçu dans les débats et est la cible d’attaques en règle de la part de ses rivaux républicains.

L’aile gauche du parti lui reproche de sabrer dans la sécurité sociale et d’être intransigeant dans l’application de la peine de mort. La droite du parti le trouve trop laxiste sur les questions d’immigration. Néanmoins, l’équipe de Rick Perry a réussi à récolter plus de 17 millions de dollars en moins de deux mois de campagne, preuve de la solidité de ses soutiens.

Les challengers

Plus étonnant, Herman Cain complète le podium depuis peu. Sans n’avoir jamais été élu à un poste politique, l’énergique ténor du Tea Party fait beaucoup parler de lui et risque de rafler une partie des voix d’ultra-conservateurs, Sarah Palin ayant déclaré forfait. Mais reste à voir s’il peut séduire l’électorat modéré et convaincre la haute sphère politique du parti de le soutenir.

Herman Cain

Candidats de l’expérience, l’ancien président de la Chambre Newt Gingrich et le texan libertarien Ron Paul continuent leur campagne, tous deux soutenus par une base fidèle de partisans mais qui peinent à dépasser la barre des 10% dans les sondages.

Seule femme en lice, Michele Bachmann semble s’essouffler après le succès de son début de campagne, avant que Rick Perry n’entre dans la course.

 Le peloton de queue

L’ancien sénateur de Pennsylvanie Rick Santorum et l’ancien gouverneur de l’Utah Jon Huntsman peinent toujours à décoller dans les sondages et récolter suffisamment de donations.

Ils ont néanmoins plus de chance que l’ancien gouverneur de Louisiane Buddy Roemer et que le candidat du Nouveau-Mexique Gary Johnson, qui ne sont même pas repris dans les sondages ni invités aux débats télévisés, la meilleure publicité possible pour un candidat.

Sans compter les différents activistes, tel Fred Karger un candidat pro-gay, qui n’ont aucune chance réelle de remporter l’investiture, par manque de soutien politique et financier…ou parce qu’ils assument des choix politiques trop audacieux.

Paradoxe des sondages

Si tous les sondages donnent les républicains largement favoris face à Obama, la désignation du champion du parti pose encore problème. A la question voterez vous pour un républicain ou pour Obama? Le parti républicain gagne toujours. Par contre à la question : dans le duel Obama contre Cain, Perry, Bachmann ou Santorum lequel obtiendra votre vote?  Le président sort toujours largement gagnant. Seul Mitt Romney semble mettre en danger Barack Obama.

Le bilan économique du président démocrate laisse un boulevard vers la Maison Blanche au parti de l’éléphant mais il faudra d’abord qu’il trouve un candidat qui fasse l’unanimité.

Sondage Obama Vs GOP

Votes de paille: victoires symboliques

A en croire les emails reçus par les différents directeurs de campagne, chaque candidat est actuellement « en pleine progression » dans les sondages, récoltant toujours plus d’argent, d’appuis politiques et  de sympathisants. (Même s’ils demandent systématiquement d’aider d’urgence le candidat par virement bancaire).

La campagne républicaine est bien lancée et les votes de paille qui se suivent à un rythme soutenu, sont autant d’occasions pour les candidats de « marquer le coup » en prenant tour à tour la tête de ces élections virtuelles.

Herman Cain
Herman Cain

Herman Cain, nouvelle star de Floride

Lors du dernier vote de paille qui s’est tenu en Floride le 24 septembre, c’est Herman Cain qui est sorti vainqueur des urnes. Largement en tête  (37,11%) devant Rick Perry (15,43%) et Mitt Romney (14%). Viennent ensuite dans l’ordre : Rick Santorum (10,88%), Ron Paul (10,39%), Newt Gingrich (8,43%), Jon Huntsman (2,26%) et Michele Bachmann (1,51%).

Pas de traces ici de Gary Johnson ni de Buddy Roemer, candidats souvent oubliés des sondages. McCotter n’est pas non plus présent, parce que dans un moment de lucidité il a décidé d’abandonner la course.

Le télégénique Herman Cain sort auréolé de gloire suite à ce succès, qui à en croire son équipe est un tournant dans les primaires! Ça valait sans doute la peine d’arpenter la ville pendant trois jours avec son bus de campagne, en tentant de rallier à sa cause un maximum des 2600 délégués qui participaient au vote.

Ron Paul, le champion de paille

Ron Paul est sans conteste le champion de ces votes symboliques. Après avoir gagné le New Hampshire, il termine premier en Californie le 17 septembre dernier avec un score colossal de 44,9% ! Écrasant les deux ténors du parti Rick Perry (29,3%) et Mitt Romney (8,8%), qui le devancent pourtant toujours dans les sondages. Michele Bachmannsauve les meubles (7,7%), elle qui avait pourtant gagné il y a quelques semaines en Iowa.

Les autres candidats se contentent de faire de  la figuration en ne passant pas la barre des 2% : Jon Huntsman , Herman Cain, Newt Gingrich, Rick Santorum, Gary Johnson et Fred Karger, un militant pour les droits des homosexuels. Buddy Roemer, candidat invisible, est une fois encore aux abonnés absents.

Course au titre

Capture d'écran de Fox News - Débat des candidats républicains
Capture d’écran de Fox News – Débat des candidats républicains

Selon les votes, différents champions du moment peuvent se démarquer mais le poids réel de ces scrutins est assez léger. Ils n’engagent qu’une poignée de militants républicains (généralement quelques milliers), inscrits sur les listes et impliqués dans le parti. Ce qui ne représente pas grand-chose pour un Etat comme la Floride qui compte plus de 18 millions d’habitants…

Les sondages nationaux lancés par les médias et les instituts de sondages (Gallup, Rasmussen Reports, Bloomberg,  etc.) sont certainement plus représentatifs des tendances de l’électorat américain même s’ils sont toujours à prendre avec des pincettes.

« Real Clear Politics » propose une moyenne des intentions de vote après avoir analysé plusieurs dizaines de résultats de sondages.  Même s’il y a des variations, la tendance pour septembre indique toujours que Mitt Romney et Rick Perry se battent en tête, loin devant les autres candidats républicains. Il faudra attendre les premiers scrutins, réels cette fois, avant de pouvoir déterminer le vainqueur des primaires, futur adversaire du président sortant Obama.