Obama sur la route des Oscars

En pleine campagne électorale, Barack Obama a décidé de s’offrir un véritable film promotionnel. Beaucoup plus élaborée que les spots télévisés habituels de 30 secondes, cette vidéo de 17 minutes est entièrement dédiée à la gloire de l’occupant actuel de la Maison Blanche.

Intitulé « The Road We’ve Traveled », ce documentaire d’un nouveau genre revient sur les trois premières années de mandat du président démocrate. S’il faudra attendre le jeudi 15 mars avant de pouvoir le visionner dans son intégralité, le teaser est d’ores et déjà diffusé sur la toile…

Un casting de choc

A la tête d’un trésor de guerre colossal, l’équipe de campagne d’Obama s’est permis le luxe d’engager la crème de la crème pour réaliser cette « superproduction démocrate ».

Pour la bande son : Tom Hanks, qui reste quand même l’un des acteurs américains les plus populaires. Au niveau de la réalisation : David Guggenheim, qui avait déjà concocté par le passé « An Inconvenient truth » (une vérité qui dérange).

C’est d’ailleurs grâce à ce documentaire consacré au réchauffement climatique dont il était le narrateur, qu’ Al Gore, l’ancien Vice-Président de Clinton, a remporté le prix Nobel de la paix en 2007.

Barack Obama, qui a déjà reçu cette distinction en 2009, « Pour ses efforts extraordinaires afin de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples » (sic) vise plutôt sa réélection comme président des États-Unis. Mais gagner à nouveau la course à la Maison Blanche sera loin d’être une sinécure pour le président en exercice qui est au plus mal dans les sondages.

Avec seulement 47% d’opinions favorables,  la cote de popularité d’Obama n’est pas très enviable, à moins de huit mois de l’élection. S’il veut susciter l’engouement comme en 2008, l’ancien sénateur de l’Illinois devra à nouveau séduire les électeurs. Et quoi de mieux pour convaincre l’opinion qu’une belle fresque hollywoodienne?

Un « documentaire publicitaire »

Dans ce film forcément très subjectif, Obama jouera son propre rôle. Celui d’un président au centre du bureau ovale, confronté quotidiennement à des choix difficiles. Une récession économique sans précédent, le secteur automobile au bord de la faillite, la réforme du système des soins de santé,… Et force est de constater que durant ses trois premières années de mandat, les défis à relever n’ont pas manqués.

Autant de crises évoquées par les acteurs clés de son administration, son ancien chef de cabinet Emanuel Rahm, le Vice-Président Joe Biden, ou encore la secrétaire d’État Hillary Clinton.

Obama chef de guerre

Dans un rôle taillé sur mesure pour Denzel Washington, Obama joue également au chef des armées. Avec deux guerres qui n’en finissent pas sur les bras, le président doit limiter les pertes et évacuer les troupes hors des bourbiers irakien et afghan. L’échec de la fermeture de Guantánamo ou la gestion catastrophique de la marée noire en Louisiane seront-t-ils au menu du film? le mystère reste entier. Par contre le climax de cette superproduction est déjà connu: l' »opération Geronimo » qui doit mener à la capture d’Oussama Ben Laden!

S’il n’y a plus vraiment de suspense, l’ennemi public N°1 repose au fond de l’océan depuis mai 2011, la scène filmée en direct depuis la « situation room » plaira certainement aux amateurs de film d’action. Un bon point pour renforcer l’image d’Obama « leader des troupes », lui qui manquait  cruellement d’expérience militaire lorsqu’il était candidat en 2008, face à McCain, le héros du Vietnam!


Politique et Show Business

Depuis toujours, l’exercice de la politique a réclamé des talents d’acteurs. Mais depuis les joutes verbales de l’Antiquité, les médias ont quelques peu évolués. A présent, à l’heure de la campagne 2.0, quelques vidéos bricolés à la va-vite et diffusées sur les postes de télévisions ne suffisent plus.

Avec ce film de promotion,  l’objectif est de montrer qu’Obama a beaucoup plus d’expérience qu’en 2008 et que s’il n’a pas tenu toutes ses promesses c’est à cause de circonstances économiques exceptionnelles. Aujourd’hui, il n’est plus juste un simple candidat à la Maison Blanche mais bien le 44ième président des États-Unis qui brigue un second mandat!

Le film sera diffusé massivement dans les QG de campagne des 50 États afin de mobiliser les partisans démocrates. Il connaitra probablement aussi une diffusion virale sur la toile, où Obama reste le leader incontesté face à des candidats républicains qui ressemblent parfois à des amateurs.

L’ équipe de campagne du président démocrate utilise au maximum les réseaux sociaux depuis les primaires démocrates de 2007, pour propager ses idées et pour récolter des dons. Aujourd’hui, passé maître dans l’art du Storytelling, le président en exercice a « 25 millions d’amis » sur Facebook, est suivi par  13 millions de personnes sur Twitter et a plus de 2.000 vidéos postées sur Youtube! Un réseau colossal pour diffuser ses messages en temps réel et à moindres coûts, qui aura son importance au fur et à mesure que se rapproche l’élection du 6 novembre…

Je suis démocrate donc je vote républicain!

A la veille des primaires du Michigan, certains analystes redoutent qu’une vague de militants démocrates influencent le scrutin. Surnommés les « républicains bleus », ces faux membres du parti pourraient voter massivement pour Santorum, dans l’espoir de voler la victoire à Romney.

Au Michigan, l’électeur est vraiment roi. Durant les primaires, les militants d’un parti sont autorisés à voter pour un candidat du camp adverse!  Un système assez laxiste qui diffère de la plupart des autres états, où celui qui souhaite participer à l’élection doit s’inscrire au préalable sur la liste d’un parti.  Mais alors, comment reconnaitre un vrai républicain d’un démocrate déguisé ? C’est tout simplement impossible, sauf si un sticker « Obama-Biden 2012» trône à l’arrière de son pick-up…

Piraterie politique

Voter tactiquement pour un candidat du parti adverse afin d’influencer le résultat des primaires n’est pas un phénomène nouveau. Au Michigan, ce genre de manœuvres stratégiques est même presque devenu une tradition locale.  Lors des primaires républicaines en 2000 par exemple, les démocrates du coin avaient soutenu massivement John Mc Cain face à Georges W. Bush.

Après dépouillement des votes, le sénateur d’Arizona avait finalement battu son rival texan, avec une avance confortable (50% contre 43%). De nombreux « faux républicains » avaient reconnu avoir participé au scrutin même s’il est impossible de quantifier leur influence. Selon les articles de l’époque, l’équipe de campagne du futur président criait au scandale et estimait que l’influence des votes démocrates dans la primaire du parti républicain relevait de la piraterie politique !

Au final, la victoire de McCain au Michigan n’aura été qu’un petit accident sur le parcours gagnant de Georges W. Bush. En grand favori, le candidat texan a raflé la plupart des autres états du pays (43 sur 50) avant d’affronter Al Gore dans l’élection générale. La fin de l’histoire est connue. Douze ans après son illustre paternel, Bush Junior frotta à son tour ses bottes sur le paillasson du bureau ovale.

Primaires républicaines en 2000 (Bush en rouge – McCain en jaune)

« Opération Hilarity »: l’assaut démocrate

Donné largement vainqueur par les sondages locaux du mois dernier, Mitt Romney doit à présent composer avec Santorum, qui rassemble autour de lui l’aile dure du parti. Si  le champion des valeurs conservatrices a perdu du terrain suite à une vague de publicités négatives et un dernier débat télévisé difficile, il n’en reste pas moins le seul candidat qui puisse faire trébucher le mormon.

Alors que le duel s’annonce très serré, chaque voix a son importance, à l’image des résultats disputés en Iowa et dans le Maine. Les militants démocrates du Michigan l’ont bien compris et leur participation à la primaire républicaine pourrait bien faire la différence. D’où l’attention croissante portée à ces « républicains bleus », un surnom qui provient de la couleur attribuée par convention aux démocrates. A l’approche du scrutin, des consignes de vote commencent à circuler via les réseaux sociaux et notamment sur le blog DailyKos.

L’opération « Hilarity » appelle les militants démocrates de l’état à soutenir massivement Rick Santorum dans les urnes. Officiellement, ces actions ne sont ni soutenues ni découragées par les instances du parti démocrate. Mais si le « vote inter-parti» pose des question au niveau éthique, ce procédé n’en reste pas moins légal, en vertu des lois électorales du Michigan. « Si les votes de démocrates influencent les résultats des primaires républicaines, les républicains ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes » précise Mark Brewer, président du parti démocrate dans l’ « état des grands lacs ».

L'éléphant républicain contre l'âne démocrate...

Santorum : le favori des démocrates

L’ironie de cette stratégie électorale est que les militants démocrates votent pour le candidat qu’ils apprécient sûrement le moins (ou détestent le plus), parmi les quatre républicains encore en lice. Mais ce calcul politique est basé sur un constat: Santorum est plus facile à battre que Romney, dans le cadre de l’élection présidentielle de novembre.

Si les primaires républicaines se jouent toujours très à droite, avec des candidats qui semblent participer au « concours du plus conservateur » , l’élection générale se joue plutôt au centre. Pour gagner une élection nationale, il faut pouvoir séduire les centristes, les indécis et pas seulement les militants purs et durs de son parti. Et à ce jeu-là, Romney le « modéré de la côte-Est » est bien plus dangereux que l’ultra-conservateur Santorum et ses gros sabots.

Si l’ancien sénateur de Pennsylvanie parvient à remporter l’investiture du parti républicain,  il y a fort à parier qu’il se fasse véritablement lyncher face au président démocrate. Beaucoup trop radical, ce catholique intégriste ouvertement homophobe est beaucoup trop extrême pour la majorité des électeurs. Il est facile d’imaginer des spots télévisés reprenant quelques-uns de ses discours fumeux: Santorum qui cite le diable, qui doute du réchauffement climatique, qui compare homosexualité et polygamie, qui refuse l’avortement même en cas de viol ou d’inceste, qui veut en découdre avec l’Iran, …

Bref, si Santorum remporte les primaires républicaines, il risque de très vite casser ses belles dents blanches dans sa croisade pour la Maison Blanche. Tout bénéfice pour la réélection d’Obama.

Romney Vs Santorum

Obama 2012 : le retour du roi de la Com’

A neuf mois de l’élection présidentielle, Barack Obama  sort le grand jeu pour tenter de se faire à nouveau aimer des électeurs. Sans aucun doute, l’occupant actuel de la Maison Blanche ne projette pas de déménager de sitôt et il utilise les vieilles recettes pour faire remonter sa cote de popularité.

Au lendemain de son élection comme 44ième président des États-Unis, en novembre 2008, Obama était au sommet de sa gloire. Battant des records de popularité, l’ancien sénateur de l’Illinois était tout simplement intouchable.  Mais depuis lors, le conte de fée a cédé la place à une réalité bien plus terne et il faut bien l’avouer,  l’ « enfant star d’Honolulu » ne fait plus vraiment rêver. L’emballement médiatique est retombé et les pancartes arborant le slogan gagnant  « Yes We Can » prennent la poussière dans les placards des bureaux de campagne.

C’est bien connu, l’exercice du pouvoir use et le fringuant candidat de 2008 n’a plus grand-chose à voir avec sa version de 2012 aux cheveux gris. Le dynamique outsider qui ruait dans les brancards a laissé place au président du compromis, qui vise surtout  à rester en place afin de pouvoir prester un second mandat. Avant d’être élu, Obama jouait au basket, à présent il pratique surtout le golf, parfois même avec ses adversaires républicains du Congrès…

Obama sur le green en compagnie de John Boehner, chef de file des républicains à la Chambre

Obamania  version 2012

L’homme qui enthousiasmait les foules a-t-il disparu à jamais ? Ou fera-t-il à nouveau surface à mesure que se rapproche l’élection ?
A en croire cette toute nouvelle vidéo concoctée par son équipe de campagne, les conseillers marketing du président ont décidé de dépoussiérer à fond l’image du « héros de l’Illinois ». Avec un spot de 4 minutes 30, destiné à une diffusion virale sur la toile, l’idée est de faire revire la « success story » d’Obama, depuis l’annonce officielle de sa candidature. Au fond, Obama aujourd’hui c’est le même qu’en 2008, avec juste 4 ans d’expérience en plus…

Jeune, sportif, décontracté, proche de sa famille, à l’aise en société, décidé, dynamique,… Bref, tous les éléments de la formule gagnante en 2008 se trouvent dans ce spot, véritable concentré de l’image que doit refléter Obama en 2012 !

Évidemment, pas de traces dans cette vidéo des nombreuses promesses non tenues! Seuls comptent ici les succès du président: la réforme de la santé, l’exécution d’Oussama Ben Laden, le sauvetage de l’industrie automobile, le retrait des troupes d’Iraq,…Obama dispensé des primaires

Toujours coincé sous la barre des 50% d’opinions favorables, à l’exception de la période qui a suivi l’exécution de l’ennemi public N°1, Barack Obama sait qu’il doit séduire à nouveau les foules pour assurer sa réélection.  Tandis que l’attention médiatique se tourne essentiellement du côté républicain où les candidats se livrent une lutte sans merci, le président démocrate est dispensé de l’exercice périlleux (et surtout très couteux) des primaires. Son équipe peut donc se consacrer à organiser la campagne sur le terrain, dans les 50 états du pays et aussi tenter de récolter un maximum d’argent. A l’heure actuelle, le président en exercice a déjà accumulé plus de dons financiers que tous ses opposants réunis, d’autant qu’eux le dépensent à un rythme effréné, afin de rester en course dans ces primaires disputées.   ( article sur le sujet prochainement )

L’art de la cool-attitude

Si depuis quelques semaines, les apparitions d’Obama sont plus fréquentes, elles montrent surtout que l’heure de la campagne de réélection a bel et bien sonné. Ainsi dernièrement, à l’occasion de la fête de la science à la Maison Blanche, le « président qui garde une âme d’enfant », s’émerveille devant un canon à marshmallow…

Quelques jours plus tard, le « président proche du peuple » est surpris (par un photographe qui trainait dans le coin!) en train de toper le poing d’un manutentionnaire du Congrès. Très classe.

Discours de l’état de l’Union, Super Bowl, événements internationaux, l’occupant de la Maison Blanche ne rate pas une seule occasion de faire sa promotion. Privilège de la fonction présidentielle, c’est toujours de la publicité gratuite.
Lorsqu’il est face à un bataillon de journalistes, le « président de la répartie » n’en rate pas une : « Obama le Ninja« « Obama le roi lion», « Obama qui calme les bébés« , « Obama qui taquine son pote Sarkozy », … La liste est longue et il y a fort à parier que quelques perles se rajoutent d’ici au mois de novembre.

Plus country que hip-hop

Si Obama le showman est connu du grand public, son côté crooner l’était moins jusqu’à ce discours, où il s’est permis de pousser la chansonnette. La vidéo d' »Obama roi de la soul » a provoqué un buzz sur internet…avec à la clé un pic de vente pour le titre d’Al Green!

Toujours à la page, un conseiller 2.0 d’Obama a récemment diffusé sur internet sa « playlist de campagne » sur le site de streaming musical Spotify . Des titres populaires, qui seront joués lors des différents rassemblements jusqu’en novembre. Soucieux de séduire l’électorat du Midwest, Obama le mélomane se révèle soudain être un grand amateur de musique country…

Michelle, une alliée de poids

Il ne faut jamais l’oublier, Michelle Obama est le premier soutien du président. Et elle semble déterminée à rester 4 ans de plus la première dame des États-Unis.  En ce moment, la First Lady parcourt le pays, pour célébrer le troisième anniversaire de la campagne anti-obésité « Let’s Move » dont elle est le fer de lance. Et avec sa tournée nationale, elle ne manquera pas de visiter quelques états clés de l’élection présidentielle…
Joignant le geste à la parole, la dynamique occupante de la Maison Blanche ne recule devant rien pour « pousser les enfants à se remuer »  et améliorer du même coup l’image du couple présidentiel. Des pompages sur un plateau TV  ou encore une course  en « un sac à patates » suite à un défi lancé par le comédien à succès Jimmy Fallon. Des images peu banales pour une First Lady, reprises instantanément dans les médias…

Des républicains tout sauf cool

Quand la machine Obama se met en marche, elle a beaucoup de chance de gagner la bataille de la « cool attitude » car du côté républicain ce n’est pas la joie. Parmi les quatre candidats encore en lice, Rick Santorum est sans doute le plus à l’aise en société et le « plus en phase » avec son vivier électoral ultra-conservateur. Ron Paul place parfois quelques bons mots entre des coups de gueule mais il n’a jamais l’air totalement à l’aise, flottant toujours dans des costumes trop grands pour lui. Newt Gingrich est quant à lui un candidat qui fait beaucoup rire mais c’est plus le souvent à ses dépens.

Rick Santorum - Le challenger

Mais celui qui fait assurément le plus de de peine c’est Mitt Romney. Grand favori des primaires, c’est aussi le candidat qui se donne le plus de mal pour ressembler à une personne normale.  Il a beau retourner des saucisses sur les BBQ en jouant au voisin sympa, la sauce ne prend pas. En campagne, il porte des jeans en permanence mais il n’arrive pas à endosser le rôle de l’Américain moyen, à  la manière d’un acteur dont on sent qu’il s’efforce sans succès de rentrer dans un rôle. Avec son brushing inamovible et ses costumes hors de prix, le mormon n’arrive pas à se dépêtrer de son image de millionnaire de Wall Street. Et quand il arrive à placer quelques blagues, cela manque toujours cruellement de spontanéité. A ce jeu là, il n’a tout simplement aucune chance face à Obama…

Pour suivre en direct les caucus du Colorado et du Minnesota…

Avec un pourcentage record d’électeurs indécis, les scrutins au Colorado et surtout au Minnesota s’annoncent palpitants…

Voici quelques liens pour suivre la campagne des candidats avant le scrutin. Et plus tard en temps réel, les résultats complets ainsi que les sondages à la sortie des urnes,…

>> Washington Post

>>New York Times   

>> Politico

>> CNN

>> USA Today

Calendrier des primaires républicaines de 2012

Pour remporter l’investiture du parti républicain, un candidat doit récolter un minimum de 1.144 délégués, soit la majorité simple, sur un total de 2.286 délégués à travers tout le pays.

Les délégués du parti sont le plus souvent des élus locaux, des partisans des candidats ou des militants actifs du parti. Bien évidement, le nombre de délégués dont dispose un état est représentatif de son poids démographique. Ainsi l’Alaska représente 27 délégués, tandis que la Californie, l’état américain le plus peuplé, en « pèse » 172!

A noter qu’il existe deux types de délégués: les « pledged delegates » , qui doivent voter pour le candidat qu’ils représentent et les « unpledged delegates » (beaucoup moins nombreux), qui sont libre de voter pour le candidat de leur choix. Même si dans les faits, le gagant sera connu avant la fin des primaires (au plus tard fin juin), les délégés voteront de façon symbolique pour élire le champion républicain, lors de la convention du parti qui se tiendra le 27 au 30 août prochain à Tampa, en Floride.

Du côté démocrate, il n’y a pas vraiment d’enjeu dans ces primaires qui servent uniquement de répétition aux militants, le tandem « Obama-Biden » se représentant sans opposition en 2012. La convention du parti démocrate se tiendra à Charlotte, en Caroline du Nord, du 3 au 6 septembre.

Le face à face entre Obama et le candidat républicain se déroulera  le 6 novembre prochain. Pour gagner, le candidat devra alors rassembler une majorité de 270 « grands électeurs », sur un total de 538. Quant à l’ultime étape de l’élection, l’investiture présidentielle, elle aura lieu dans plus d’un an, soit le 20 janvier 2013

Primaires de janvier – http://edition.cnn.com/ELECTION/2012/primaries.html

§ Primaires républicaines en janvier 2012 (4 états)

– 3 janvier >  Caucus de l’Iowa  – Poids dans les primaires: 28 délégués / Poids dans le collège électoral : 6 grands électeurs

10 janvier > Primaire du New Hampshire – Poids dans les primaires: 12 délégués / Poids dans le collège électoral: 4 grands électeurs

21 janvier > Primaire de Caroline du sud – Poids dans les primaires: 25 délégués /Poids dans le collège électoral: 9 grands électeurs

31 janvier > Primaire de Floride – Poids dans les primaires: 50 délégués /Poids dans le collège électoral: 29 grands électeurs (3ième état le plus important du pays, ex-æquo avec l’état de New York)

§ Primaires républicaines en février 2012 (6 états)

4 février > Caucus du Nevada – Poids dans les primaires: 28 délégués / Poids dans le collège électoral: 6 grands électeurs

7 février > Caucus du Colorado – Poids dans les primaires: 36 délégués / Poids dans le collège électoral: 9 grands électeurs

> Caucus du Minnesota – Poids dans les primaires: 40 délégués / Poids dans le collège électoral: 10 grands électeurs

 > Primaire du Missouri – Poids dans les primaires: 52 délégués / Poids dans le collège électoral: 10 grands électeurs

( Cette primaire, purement symbolique, est désormais remplacée par un caucus le 17 mars… )

11 février  > Caucus du Maine – Poids dans les primaires: 24 délégués / Poids dans le collège électoral: 4 grands électeurs

28 février > Primaire d’ Arizona – Poids dans les primaires: 29 délégués / Poids dans le collège électoral: 11 grands électeurs

                      > Primaire du Michigan – Poids dans les primaires: 30 délégués / Poids dans le collège électoral: 16 grands électeurs

§ Primaires républicaines en mars 2012 (19 états)

3 mars > Caucus de Washington – Poids dans les primaires: 43 délégués / Poids dans le collège électoral: 12 grands électeurs

6 mars « Super Tuesday »! > Primaires républicaines dans 10 états…

> Caucus d’Alaska – Poids dans les primaires: 27 délégués / Poids dans le collège électoral: 3 grands électeurs

> Caucus du Dakota du Nord Poids dans les primaires: 28 délégués / Poids dans le collège électoral: 3 grands électeurs

> Primaire de Géorgie Poids dans les primaires: 76 délégués /Poids dans le collège électoral: 16 grands électeurs

> Caucus de l’Idaho Poids dans les primaires: 32 délégués / Poids dans le collège électoral: 4 grands électeurs

> Primaire du MassachusettsPoids dans les primaires: 41 délégués /Poids dans le collège électoral: 11 grands électeurs

> Primaire de l’Ohio Poids dans les primaires: 66 délégués / Poids dans le collège électoral: 18 grands électeurs

> Primaire d’OklahomaPoids dans les primaires: 43 délégués / Poids dans le collège électoral: 7 grands électeurs

> Primaire du Tennessee Poids dans les primaires: 58 délégués / Poids dans le collège électoral: 11 grands électeurs

> Primaire du VermontPoids dans les primaires: 17 délégués / Poids dans le collège électoral: 3 grands électeurs

> Primaire de Virginie Poids dans les primaires: 49 délégués  / Poids dans le collège électoral: 13 grands électeurs

10 mars  > Caucus du KansasPoids dans les primaires: 40 délégués / Poids dans le collège électoral: 12 grands électeurs   & Caucus des îles Vierges

> Caucus du Wyoming Poids dans les primaires: 29 délégués /Poids dans le collège électoral: 3 grands électeurs

13 mars > Primaire de l’Alabama – Poids dans les primaires: 50 délégués / Poids dans le collège électoral: 9 grands électeurs

> Caucus de HawaïPoids dans les primaires: 20 délégués / Poids dans le collège électoral: 4 grands électeurs

& Caucus des îles Samoa américaines ( poids dans les primaires: 9 délégués )
> Primaire du Mississippi – Poids dans les primaires: 40 délégués / Poids dans le collège électoral: 6 grands électeurs
– 17 mars > Caucus du MissouriPoids dans les primaires: 52 délégués / Poids dans le collège électoral: 10 grands électeurs
18 mars > Caucus de Porto Rico – Poids dans les primaires: 23 délégués / Poids dans le collège électoral: 4 grands électeurs
20 mars > Primaire d’Illinois – Poids dans les primaires: 69 délégués / Poids dans le collège électoral: 4 grands électeurs
24 mars > Primaire de Louisiane – Poids dans les primaires: 46 délégués / Poids dans le collège électoral: 4 grands électeurs

§ Primaires républicaines en avril 2012 (8 états+DC)
3 avril > Primaire du district de Columbia (Washington DC) – Poids dans les primaires: 19  délégués / Poids dans le collège électoral: 3 grands électeurs
> Primaire du Maryland – Poids dans les primaires: 37 délégués / Poids dans le collège électoral: 10 grands électeurs
> Primaire du Texas – Poids dans les primaires: 155 délégués / Poids dans le collège électoral: 38 grands électeurs (2ième état le plus important du pays après la Californie)
> Primaire du Wisconsin – Poids dans les primaires: 42 délégués / Poids dans le collège électoral: 10 grands électeurs
24 avril > Primaire du Connecticut – Poids dans les primaires: 28 délégués / Poids dans le collège électoral: 7 grands électeurs
> Primaire du Delaware – Poids dans les primaires: 17 délégués / Poids dans le collège électoral: 3 grands électeurs
> Primaire de New York – Poids dans les primaires: 95 délégués / Poids dans le collège électoral: 29 grands électeurs (3ième état le plus important du pays, ex-æquo avec l’état de Floride)
> Primaire de Pennsylvanie – Poids dans les primaires: 72 délégués / Poids dans le collège électoral: 20 grands électeurs
> Primaire de Rhode Island – Poids dans les primaires: 19 délégués / Poids dans le collège électoral: 4 grands électeurs
§ Primaires républicaines en mai 2012 (7 états)
8 mai  > Primaire de Caroline du NordPoids dans les primaires: 55 délégués / Poids dans le collège électoral: 15 grands électeurs
> Primaire d’Indiana – Poids dans les primaires: 46 délégués / Poids dans le collège électoral: 11 grands électeurs
> Primaire de Virginie-Occidentale – Poids dans les primaires: 31 délégués / Poids dans le collège électoral: 5 grands électeurs
15 mai  > Primaire du Nebraska – Poids dans les primaires: 35 délégués / Poids dans le collège électoral: 5 grands électeurs
> Primaire de l’Oregon – Poids dans les primaires: 28 délégués / Poids dans le collège électoral: 7 grands électeurs
22 mai > Primaire d’Arkansas – Poids dans les primaires: 36 délégués / Poids dans le collège électoral: 6 grands électeurs
> Primaire du Kentucky – Poids dans les primaires: 45 délégués / Poids dans le collège électoral: 8 grands électeurs
§ Primaires républicaines en juin 2012 (6 états)
5 juin > Primaire de Californie – Poids dans les primaires:  172 délégués / Poids dans le collège électoral: 55 grands électeurs (Premier état du pays en terme de démographie)
> Primaire du Dakota du Sud – Poids dans les primaires: 28 délégués / Poids dans le collège électoral: 3 grands électeurs
> Primaire du MontanaPoids dans les primaires: 26 délégués / Poids dans le collège électoral: 3 grands électeurs
> Primaire du New Jersey – Poids dans les primaires: 50 délégués / Poids dans le collège électoral: 14 grands électeurs
> Primaire du Nouveau Mexique – Poids dans les primaires: 23 délégués / Poids dans le collège électoral: 5 grands électeurs
26 juin > Primaire de l’Utah – Poids dans les primaires: 40 délégués /Poids dans le collège électoral: 6 grands électeurs
  & fin officielle des primaires républicaines…

2012: les primaires sont lancées!

A en voir ma boite mail saturée de messages des directeurs de campagne, nous sommes bel et bien en 2012 et la course à la Maison Blanche est plus proche que jamais…

Il faut croire que le réveillon a été de courte durée pour les différents candidats républicains qui arpentent en ce moment les bars, les écoles et les églises de l’Iowa.

Chaque voix compte dans ce petit état du centre des États-Unis, qui lance officiellement le bal des primaires. Objectif: déterminer quel sera le champion du parti républicain, futur adversaire d’Obama.