Bilan des primaires républicaines: déjà 29 états sur 50

Après la Louisiane, dernier scrutin du mois de mars, c’est le moment idéal pour dresser un « instantané » de la course à l’investiture républicaine.

A l’heure actuelle, 29 états sur les 50 que compte le pays ont déjà organisé des élections, sous forme de caucus ou de primaires. Quatre candidats sont toujours en lice: Mitt Romney, Rick Santorum, Newt Gingrich et Ron Paul.

Au niveau de la « course aux délégués », Mitt Romney reste clairement le grand favori avec plus de délégués que ses trois poursuivants réunis.    Selon les dernières projections d’Associated Press, reprises par le New York Times:

D’ici le 26 juin et l’Utah, qui termine le bal des primaires républicaines, 1.258 délégués devront encore être départagés entre les candidats.

Le premier qui atteindra le seuil de 1.144 délégués sera automatiquement déclaré vainqueur et affrontera Barack Obama dans l’élection générale de novembre.

(Pour mieux comprendre le processus d’attribution des délégués: Romney à la poursuite du chiffre magique)

GOP Madness - Bob Gorrell

29 états – 34 scrutins

Au niveau géographique, les militants de 29 états américains ont déjà voté, ainsi que les électeurs de plusieurs « territoires non-incorporés », qui participent aux primaires mais pas à l’élection présidentielle de novembre. Ces territoires ne sont pas considérés comme des états à part entière et leur poids électoral est relativement limité.

Romney a remporté les suffrages dans toutes les îles: Samoa américaines, Guam, Mariannes du Nord et Porto Rico à l’exception des iles Vierges où Ron Paul s’est imposé.

Bilan primaires républicaines (25 mars)

MITT ROMNEY (16 états/20 victoires)

L’ancien gouverneur du Massachusetts est incontestablement le grand favori des primaires avec 16 victoires à son compteur. Candidat le plus modéré, il a surtout du succès dans les zones urbaines et sur les côtes. Par contre il est plus à la peine dans les régions agricoles et dans le centre du pays, par essence plus conservateur. D’obédience mormone, Romney est aussi soutenu par ses coreligionnaires dans quelques états de l’Ouest américain (Utah, Nevada, Idaho, Arizona…)

New Hampshire et Floride (10-31 janvier)

Nevada, Maine, Arizona, Michigan et Wyoming (février)

Washington (3 mars)

Alaska, Idaho, Ohio, Virginie*, Massachusetts et Vermont (Super Tuesday du 6 mars)

Hawaï (13 mars)  +Porto Rico (18 mars)

Illinois (20 mars)  

* Gingrich et Santorum ont dépassé le délai d’inscription et ont de ce fait manqué la primaire de Virginie, un état du sud assez conservateur, qui leur aurait été en principe favorable!

Mitt Romney: la victoire à l'usure

RICK SANTORUM (11 états)

Le challenger de ces primaires a déjà remporté onze états, principalement dans le Midwest et le sud du pays. L’ancien sénateur de Pennsylvanie incarne la seule alternative crédible à Romney, jugé trop modéré pour l’aile plus conservatrice du parti républicain. Santorum a loupé le coche avec la primaire manquée en Virginie.

Il s’en est également fallu de peu qu’il rafle les primaires du Michigan ainsi que dans l’Ohio. Deux états décisifs dans lesquels la machine de campagne de Romney a fait pencher la balance en investissant plusieurs millions de dollars en publicités négatives. Romney gagne là où c’est vraiment nécessaire, un réalisme qui fait toute la différence dans ces primaires.

Iowa (3 janvier)

Colorado et Minnesota (février)

Tennessee, Oklahoma et Dakota du Nord (Super Tuesday 6 mars)

Kansas (10 mars) Alabama et Mississippi (13 mars)

– Missouri* (17 mars)

Louisiane (24 mars)

* Suite à un cafouillage dans l’organisation du scrutin, les résultats ne sont pas définitifs, la victoire de Santorum au Missouri n’est donc pas encore officielle

Rick Santorum: le challenger ultra-conservateur

NEWT GINGRICH (2 états)

Sérieusement distancé, l’ancien Président de la chambre n’a jusqu’à présent remporté que deux victoires : la Caroline du Sud (21 janvier) et la Géorgie (Super Tuesday du 6 mars) dont il a été le représentant pendant vingt ans. Son vivier électoral se concentre dans le sud du pays mais Gingrich s’est fait déborder par son rival ultra-conservateur Santorum, qui l’a finalement devancé dans des états tels que le Tennessee, l’Alabama, le Mississippi ou encore la Louisiane.

Mathématiquement hors course, il n’a pour ambition que d’empêcher Romney d’atteindre le chiffre magique de 1.144 délégués. Qualifié par la presse de saboteur ou d’ agent du chaos, Gingrich continue son travail de perturbateur sans que l’on sache si son retrait servirait ou non la cause de Santorum. Le candidat de Géorgie ne remportera vraisemblablement plus aucune victoire dans ces primaires.
 

RON PAUL

Lanterne rouge des primaires, le texan est aussi le seul candidat sans aucune victoire à revendiquer. Sa stratégie repose uniquement sur la collecte maximale de délégués afin d’arriver en position de force lors de la convention nationale du parti qui se déroulera fin août à Tampa Bay en Floride. Dans son baroud d’honneur, le doyen de la course profitera de cette tribune de premier plan pour diffuser ses idées libertariennes en tentant d’influer sur les lignes directrices du parti.

Carte des 50 états américains

Primaires de Louisiane : Santorum prince du bayou

L’ultra-conservateur Rick Santorum a triomphé lors des primaires de « l’état du pélican », en remportant près de la moitié des suffrages. Une 11e victoire qui prouve que son message axé sur des valeurs chrétiennes et puritaines séduit une certaine branche de l’électorat républicain.

Dernier scrutin du mois de mars, la primaire de Louisiane était clairement un objectif de campagne de l’ancien sénateur de Pennsylvanie. Alors que le dépouillement touche à sa fin, Santorum est déjà assuré de gagner haut la main, avec près de 50% des votes. Inconnu au niveau national jusqu’à sa victoire surprise en Iowa début janvier,  le candidat anonyme s’est mué en un challenger solide face au favori Mitt Romney.

Si au final, le mormon va très probablement remporter l’investiture du parti, Santorum va tout faire pour freiner ses ambitions en tentant de l’empêcher d’obtenir le total de 1.144 délégués, sésame pour gagner les primaires. « La course est longue et loin d’être finie » a déclaré le champion des valeurs familiales, en commentant ses derniers résultats électoraux. Santorum annonce la couleur, il ne jettera pas l’éponge et cette campagne des primaires risque de tirer en longueur. Jusqu’en mai, voire jusqu’en juin avec le scrutin en Californie, l’état le plus peuplé du pays.

Santorum: le champion des valeurs

Gingrich: la fin de l’espoir

Un autre constat de ces résultats en Louisiane est l’échec cuisant de Newt Gingrich, qui misait pourtant beaucoup cet état du sud pour revenir sur le devant de la scène. Avec seulement deux victoires au compteur (la Caroline du Sud et la Géorgie) après une trentaine de scrutins, l’ancien président de la Chambre continue sa descente aux enfers. Avec l’ascension de Santorum comme porte-drapeau des valeurs ultra-conservatrices, Gingrich a perdu son vivier électoral et ses espoirs de succès.

Politiquement, médiatiquement et mathématiquement hors course, le bouillonnant candidat de Géorgie ne doit sa survie qu’à la perfusion financière du milliardaire Sheldon Adelson,  « empereur des casinos » qui soutient sa campagne pour ses positions pro-israéliennes.Gingrich ne va probablement plus remporter aucune victoire dans ces primaires et s’il reste officiellement candidat à l’investiture républicaine, la course s’est depuis longtemps transformée en un duel Romney-Santorum, modérés contre conservateurs.

(Lire à ce sujet: Le chant du cygne de GingrichGingrich:toujours plus proche de la voie de garage)

Ron Paul au finish

Lanterne rouge de la course, Ron Paul n’a lui aussi plus aucun espoir de remporter l’investiture, comme il le reconnait d’ailleurs ouvertement.   La stratégie du texan repose uniquement sur la collecte maximale de délégués afin d’arriver en position de force lors de la convention nationale du parti qui se déroulera fin août à Tampa Bay en Floride. Dans son baroud d’honneur, le doyen de la course profitera de cette tribune de premier plan pour diffuser ses idées libertariennes en tentant d’influer sur les lignes directrices du parti.

La révolution selon Ron Paul (B.Vokar)

Printemps favorable à Romney

Le mois d’avril devrait normalement sourire à Mitt Romney, même si les 329 délégués en jeu ne suffiront pas à atteindre le seuil des 1.144 délégués, synonyme de victoire. Largement en tête dans la course aux délégués, le mormon en a déjà collecté 568 selon les projections d’Associated Press, soit plus que ses trois poursuivants réunis: 273 pour Santorum, 135 pour Gingrich et 50 pour Paul.

L’ancien gouverneur du Massachusetts devrait logiquement dominer la plupart des scrutins de la côte-Est. Des états plus modérés que ceux du Sud ou du Midwest, qui sont eux plus favorables aux idées de Santorum.

Romney: le favori mal aimé

Le mardi 3 avril, les primaires se dérouleront au Maryland (37 délégués), dans le région des grands lac au Wisconsin (42) ainsi que dans la capitale, Washington D.C. (19).

Après trois semaines sans scrutin, les affaires reprendront le 24 avril avec des primaires dans cinq états de la côte-Est : Connecticut (28 délégués), Delaware (17), Rhode Island (19), Pennsylvanie (72) et New York (95).

En avril, Santorum continuera sa « stratégie du boulet » en empêchant Romney de s’emparer de l’intégralité des délégués. Il sauvera probablement aussi l’honneur en remportant la Pennsylvanie, l’état qu’il a représenté au Sénat.

Louisiane - l'état du pélican

§ Résultats de la primaire de Louisiane : (46 délégués)

1° RICK SANTORUM

> 49,2%  / 88.042 votes de préférence

2° MITT ROMNEY

> 26,5%  / 47.495 votes de préférence

3° NEWT GINGRICH

> 15,9%  / 28.505 votes de préférence

4° RON PAUL

> 6,1%  / 10.971 votes de préférence

(Sources des résultats: Washington Post)

Speech de Rick Santorum après sa victoire en Louisiane

Course aux délégués: à la poursuite du « chiffre magique »

La course à l’investiture est un processus très complexe où il est parfois nécessaire de sortir sa calculette. Tentative de décryptage.

Mitt Romney a beau s’imposer comme le grand favori de ces primaires républicaines, il ne sera déclaré vainqueur que s’il parvient à collecter un total de 1.144 délégués.  Et ses rivaux conservateurs sont déterminés à l’empêcher d’atteindre ce seuil décisif.

A moins d’avoir un favori évident, comme Obama pour le camp démocrate, différents candidats doivent s’affronter dans l’espoir de devenir « le candidat officiel » du parti. Dans ces primaires républicaines, quatre candidats sont encore en lice: Mitt Romney, Rick Santorum, Newt Gingrich et Ron Paul.

Pour devenir « le candidat républicain » dans  l’élection présidentielle de novembre, une seule méthode: accumuler les succès électoraux dans les différents états et collecter peu à peu des délégués. Pour faire simple : plus de militants votent pour un candidat, plus il remporte de délégués et plus vite il remporte les primaires de son parti.

Dernier carré républicain: Romney - Paul - Santorum - Gingrich

A la poursuite du chiffre magique

L’ensemble des 50 états américains, ainsi qu’une poignée de « territoires non-incorporés » (Porto Rico, Guam, etc.) rapportent aux candidats un nombre de délégués, proportionnels à la taille de leur population. C’est assez logique que la Californie  « pèse » plus que le Vermont ou l’Alaska.

Si l’organisation des scrutins varient selon les états (primaires, caucus, hybride,…) le principe est toujours le même : répartir les délégués entre les candidats, en fonction des résultats obtenus dans les urnes.

Au total : 2.286 délégués sont mis en jeu à travers le pays, ce qui détermine le seuil de majorité à 1.144 délégués. Lorsqu’un candidat obtient ce « chiffre magique », cette ligne d’arrivée virtuelle, l’élection s’arrête automatiquement. Il est déclaré gagnant et peut se préparer à l’élection présidentielle de novembre, face à  au candidat démocrate.

1.144 délégués - Le nombre magique pour les candidats républicains

Plus de suspense, plus de complexité

L’organisation de la cinquantaine de scrutins est gérée par les différents états ainsi que par le parti républicain au niveau fédéral. Et suivant les années, les règles électorales évoluent. Il faut se rendre à l’évidence, rien n’est jamais simple…

Afin d’entretenir le suspense et d’attirer l’attention médiatique, le parti républicain a décidé d’imiter le camp démocrate, en favorisant l’usage du « système proportionnel ». Par le passé, nombre d’états utilisaient plutôt la méthode du « Winner take all » où le gagnant dans les urnes remporte d’un seul coup l’intégralité des délégués mis en jeu. Peu importe de gagner avec 100 ou 100.000 voix d’avance, seul compte de terminer premier.

Avec ce système assez sommaire, dès qu’un candidat gagnait quelques états clés (Californie, Texas, Floride, New York,…) il devenait très vite impossible à rattraper et ses rivaux abandonnaient la partie. Lors des primaires républicaines en 2008 par exemple, John McCain avait remporté pas mal de scrutins lors du « Super Tuesday » et dès le lendemain son rival Mitt Romney jetait l’éponge. Le 7 février 2008, la campagne des primaires  était déjà terminée!

Mais désormais, avec un nombre croissant d’états qui utilisent le « système proportionnel« , la situation n’est plus aussi limpide. Car si ce procédé est certainement plus démocratique, il a pour effet principal de rallonger la durée de la campagne. Cette année l’Iowa a donné le coup d’envoi des primaires républicaines le 3 janvier, tandis que l’Utah terminera le bal le 26 juin prochain. Soit six mois de primaires !

Vers une convention négociée ?

Dans ces primaires, Romney est incontestablement le grand favori et s’il atteint le chiffre magique de 1.144 délégués, l’élection s’arrête là. Mais si ces rivaux conservateurs arrivent à l’en empêcher, la campagne peut tirer en longueur jusque fin juin, avec éventuellement aucun candidat déclaré vainqueur!

Dans ce cas de figure hypothétique, les instances officielles du parti devraient alors débattre, lors de la convention nationale républicaine qui se tiendra du 27 au 30 août prochain à Tampa, en Floride.  A l’issue de ces quartiers généraux, le parti devra de toute façon trancher et désigner un candidat officiel.

Un « chevalier blanc » pourrait alors éventuellement sortir de nulle part, un candidat mystère qui fasse l’unanimité auprès des électeurs. Un scénario qui circule dans les médias mais qui s’apparente surtout à une mission impossible, vu les divergences d’opinions au sein de l’électorat républicain. Un invité surprise, moins de trois mois avant l’élection, c’est un échec quasiment assuré pour les républicains, face à la solide organisation démocrate et leur champion Obama.

Bref, cette idée de « convention négociée » (brokered convention) reste une éventualité mais son utilisation est vraiment très peu probable.  Véritable solution de la dernière chance, ce  système de nomination n’a plus eu cours depuis 1976 !

L'éléphant, symbole du parti républicain

La guerre des chiffres

Dans cette course aux délégués, il faut souvent sortir sa calculette d’autant plus que les résultats varient selon les médias. Des différences qui s’expliquent de deux façons:

D’une part, le processus de répartition. Sans rentrer dans le détail, certains états désignent directement les délégués le jour du scrutin, tandis que d’autres attendent plusieurs semaines, voire jusqu’à la convention du parti fin août.

D’autre part,  il existe deux types de délégués, ce qui prête souvent à confusion.

– les délégués « normaux » (« pledged delegates« ), qui sont élus par les militants lors des primaires, proportionnellement aux résultats de chaque candidat. En d’autres termes, plus vous avez de voix, plus vous recevez de délégués.

– les délégués « influents » (« unpledged delegates« ) qui sont beaucoup moins nombreux. Ceux-ci ne sont pas élus lors des suffrages dans chaque état mais il s’agit de membres importants du parti (gouverneurs, sénateurs,etc.).

 En tant que  « personnalités locales du parti », ils sont libres de voter pour le candidat de leur choix et son libres de changer d’avis pendant les primaires. Ce qui explique que leurs soutiens à tel ou tel candidat est toujours relatif.

Pour ces différents raisons, les médias établissent des « projections » de la répartition des délégués mais ces résultats sont toujours à prendre avec des pincettes….

A ce stade des primaires républicaines et selon les projections de l’Associated Press reprises par le New York Times:

Romney est largement en tête avec plus de 500 délégués à son compteur

Santorum est clairement dans la position du challenger avec près de la moitié des délégués

Gingrich en troisième position est déjà largement distancé

Paul termine la marche avec une cinquantaine de délégués, soit dix fois moins que Romney. Il est mathématiquement hors course.

– Le chiffre magique s’élève à 1.144 délégués et il reste encore 1.324délégués à répartir, soit plus de la moitié…

Course aux délégués 20 mars (projections AP/NY Times)

Romney : carton plein à Porto Rico

Le favori des primaires semble particulièrement plaire à l’électorat latino. Après ses succès en Floride et en Arizona, le mormon vient de réaliser un score fleuve lors du scrutin à Porto Rico.

L’île caribéenne de Porto Rico n’est pas considérée comme un état américain à part entière, néanmoins ses habitants peuvent participer aux primaires du parti républicain. Les militants de ce « territoire non-assimilé » devaient répartir 20 délégués entre les différents candidats mais Mitt Romney n’a pas fait de quartier.  Avec un score presque stalinien, 88% des votes à l’arrêt du dépouillement, l’ancien gouverneur du Massachusetts a empoché l’intégralité des délégués mis en jeu.

Le duel des primaires: Romney Vs Santorum

Largement en tête dans la course aux délégués (il en a plus à lui seul que tous ses rivaux réunis) le mormon continue de marquer des points. «Je ne peux pas vous dire exactement comment le processus va se dérouler mais je parie qu’au final je vais devenir le nominé du parti » assure Romney, pour couper l’herbe sous le pied de ses détracteurs.

Rick Santorum ne s’était pas attardé dans l’île, préférant concentrer ses efforts électoraux sur l’Illinois, un état nettement plus stratégique qui votera mardi 20 mars. Avec 69 délégués en jeu, l’état dont Obama a été le sénateur est une étape clé sur la longue route des primaires. L’ « état des prairies » est aujourd’hui le siège d’une bataille rangée entre Romney et Santorum, qui se déchirent à coups de spots publicitaires négatifs.

Selon la moyenne de sondages établie par Real Clear Politics, le mormon conserve toujours 6% d’avance sur son rival conservateur…

§ Résultats de la primaire de Porto Rico (20 délégués) :

1° MITT ROMNEY

> 88%   /   95.761 votes de préférence

2° RICK SANTORUM

> 8,5  / 9.235 votes de préférence (soit dix fois moins!)

3° NEWT GINGRICH

> 2,2% / 2.364 votes de préférence

4° RON PAUL

> 1,3%  / 1.412 votes de préférence

(Source des résultats: New York Times)

Résultats définitifs du « Super Tuesday »

A l’issue de cette journée stratégique, Mitt Romney a gagné la majorité des scrutins, soit six états sur les dix qui tenaient des primaires : Massachusetts, Vermont, Virginie, Idaho, Alaska et Ohio. Rick Santorum en a remporté trois : Oklahoma, Tennessee et Dakota du Nord.

Newt Gingrich n’a terminé premier que dans son bastion électoral de Géorgie, tandis que Ron Paul n’a pas encore décroché une seule victoire.

Avant d’analyser les répercussions de ce Super Tuesday, voici d’abord les résultats état par état…

1° Primaire de Géorgie (76 délégués)

Gingrich 47,2%  / Romney 25,9% /  Santorum 19,6% /  Paul 6,5%

2° Primaire de l’Ohio (66 délégués)

Romney 38% / Santorum 37% / Gingrich 14,6% / Paul 9,3%

A l’issue de ce scrutin très disputé, il y a un total de 455.946 voix de préférence pour Romney, contre 443.586 voix de préférence pour Santorum. Au final, le mormon remporte l’Ohio avec 12.360 voix d’avance.

3° Primaire du Tennessee (58 délégués)

Santorum 37,3% / Romney 28% / Gingrich 24% / Paul 9,1%

4° Primaire de Virginie (49 délégués)

Romney 59,5% / Paul 40,5%  Gingrich et Santorum ne se sont pas inscrits à temps dans cette primaire, une erreur qui relève de l’ amateurisme et qui leur coute cher !

5° Primaire d’Oklahoma (43 délégués)

Santorum 33,8% / Romney 28%  / Gingrich 27,5% / Paul 9,6%

6° Primaire du Massachusetts (41 délégués)

Romney 72,2% / Santorum 12% / Paul 9,5% / Gingrich 4,6%

7° Caucus de l’Idaho (32 délégués)

Romney 61,6% / Santorum 18,2% / Paul 18,1% / Gingrich 2,1%

8° Caucus du Dakota du Nord  (28 délégués)

Santorum 39,7% / Paul 28,1% / Romney 23,7% / Gingrich 8,5%

9° Caucus d’Alaska (27 délégués)

Romney 32,6% / Santorum 29% / Paul 24% / Gingrich 14,2%

10° Primaire du Vermont (17 délégués)

Romney 39,8% / Paul 25,5% / Santorum 23,6% / Gingrich 8,1%

(Source des résultats : Washington Post)

Résultats du Super Tuesday (source: http://thehill.com)

« Super Tuesday » : les dix états à la loupe

Journée la plus stratégique depuis le début de ces primaires républicaines, ce « scrutin exposant dix » se jouera à travers tout le pays. Tour d’horizon des états à suivre.

Le Nord: bastion de Romney

L’élection qui comporte le moins de suspense se trouve au Massachusetts, sur la côte-Est des États-Unis.  Fief électoral de Romney, qui en est l’ancien gouverneur, devrait lui assurer une avance très confortable. Le petit état voisin du Vermont devrait logiquement lui être aussi favorable.

Le Sud : duel des conservateurs

Trois états du sud participent  au scrutin : La Virginie, le Tennessee et la Géorgie, l’état qui rapporte aujourd’hui le plus de délégués. Si Gingrich va logiquement remporter la Géorgie, qu’il a représenté au Congrès pendant vingt ans, la situation est moins claire au Tennessee, un état assez disputé entre les candidats.

Santorum et Gingrich peuvent vraiment se mordre les doigts en ce qui concerne la Virginie. Les deux candidats n’ayant pas réussi à s’inscrire dans les délais ne pourront pas participer pas à cette primaire qui leur serait en principe favorable ! Tout bénéfice pour Mitt Romney qui va donc faire carton plein dans cet état, en laissant quelques miettes à Ron Paul.

Inconnue dans le Midwest

Dans le Midwest, l’Oklahoma est un terreau favorable à Santorum et dans une moindre mesure à Gingrich. Mais reste à savoir si l’éclatement du vote conservateur entre ces deux rivaux ne profitera pas au final à Romney. Tom Coburn, l’un des sénateurs de l’état vient en tout cas de lui apporter son soutien officiel.

Bataille rangée dans l’Ohio

Le combat sera très serré dans cet état central, baromètre politique par excellence. Surnommé la « mère des présidents », l’Ohio possède une longue histoire politique. Sept de ses natifs, tous républicains, ont conquis la Maison Blanche !

État peuplé de 11,5 millions d’habitants, sa population à majorité blanche, à la fois rurale et ouvrière, en fait un état clé de ce « Super Tuesday ». Santorum et Romney, au coude à coude dans les sondages, misent tous deux beaucoup sur cet état qui pourrait faire basculer l’avantage psychologique.

Les caucus : cible de Ron Paul

Peu sondés et peu courtisés par les candidats, l’issue des scrutins en Alaska, en Idaho ainsi que dans le Dakota du Nord est assez imprévisible. Ron Paul a concentré ses efforts sur ces états délaissés, où il espère remporter sa première victoire. Les trois états organisent des caucus, un système où le candidat libertarien marque à chaque fois des points, ses militants motivés arrivant à rallier des indécis.

Avec l’une des populations les plus faibles du pays, l’Alaska est aussi le bastion de l’égérie du Tea Party, Sarah Palin, la grande absente de ces primaires. Si son pouvoir d’influence est difficilement quantifiable,  l’ancienne colistière de McCain a finalement apporté son soutien à Newt Gingrich. Pour l’anecdote, en 2008, il y avait à peine 14.000 bulletins au fond des urnes !

Le scrutin en Idaho pourrait sourire à Romney du fait de la présence de ses coreligionnaires dans cet état du Nord-Ouest du pays. Mais Ron Paul a des ambitions dans l’ « état de la pierre précieuse », où il a remporté près d’un quart des voix en 2008 !

Le scrutin en Dakota du Nord sera lui aussi disputé entre le mormon et le libertarien. Romney a récemment reçu le soutien officiel de John Hoeven, un sénateur influent de l’état.

Enseignements du Super Tuesday ?

A l’issue de ce « super scrutin » il est vraisemblable qu’aucun des quatre candidats encore en lice ne prenne un avantage définitif, mais certains tendances pourraient se dessiner. (Voir l’article: Un « Super Tuesday » tout sauf décisif)

Une victoire massive dans cinq états, ou plus, confirmerait le statut de favori de Romney. A l’inverse, un « Super Tuesday » en demi-teinte (3 états) pourrait compliquer la suite de sa campagne. Après des semaines d’annonce de son « comeback imminent », Gingrich est sans doute le candidat qui joue le plus gros ce soir.

Des victoires (3 états ou plus) pourraient éventuellement le remettre en selle. Par contre un désaveu dans les urnes (victoire uniquement en Géorgie) signerait sans doute le glas de sa campagne…

§ Répartition des délégués:

1° Primaire de Géorgie > 76 délégués

2° Primaire de l’Ohio > 66 délégués

3° Primaire du Tennessee > 58 délégués

4° Primaire de Virginie > 49 délégués 

5° Primaire d’Oklahoma > 43 délégués

6° Primaire du Massachusetts > 41 délégués

7° Caucus de l’Idaho > 32 délégués

8° Caucus du Dakota du Nord  > 28 délégués

9° Caucus d’Alaska > 27 délégués

10° Primaire du Vermont > 17 délégués

Super Tuesday 6 mars

Un « Super Tuesday » tout sauf décisif

Après deux mois de scrutins au compte-gouttes,  les primaires s’accélèrent avec le « Super Tuesday », où les militants de dix états votent simultanément. Mais si la course à l’investiture républicaine avance d’un grand pas, il faudra encore attendre longtemps avant qu’un candidat ne soit déclaré vainqueur.

Depuis son coup d’envoi en Iowa, le 3 janvier dernier, le ballet des primaires républicaines est dominé par Mitt Romney. Si le mormon millionnaire est incontestablement le grand favori, il ne peut que ronger son frein avant d’affronter officiellement Barack Obama, dans l’élection présidentielle de novembre. Pour comprendre pourquoi ces primaires durent plus longtemps que par la passé, il faut avant tout analyser les chiffres…

La pêche aux 1.144 délégués

Jusqu’à présent, seulement onze états sur les cinquante que compte le pays ont participé au vote, répartissant à peine 355 délégués entre les quatre rivaux. Si Romney caracole en tête avec un peu plus de 200 délégués au compteur, il est encore très loin du compte. Car pour gagner l’investiture du parti, un candidat doit en récolter 1.144 !

Avec le « Super scrutin » d’aujourd’hui, les militants de dix autres états voteront à leur tour, rajoutant dans la balance quelques 437 délégués. Mais même si un candidat gagnait partout avec un score stalinien, cela ne lui permettrait pas d’atteindre le montant nécessaire.

Une course de longue haleine

L’investiture du parti républicain se complexifie aussi suite aux changements dans les règles électorales. De plus en plus d’états abandonnent le système du  « Winner take all », où le premier dans les urnes rafle l’intégralité des délégués de l’état, au profit d’un scrutin de type « proportionnel ».

Ce changement de méthode est certainement plus représentatif du choix des électeurs mais il prolonge sensiblement la durée des primaires. Par la passé, une fois que le favori avait gagné quelques grands états, il devenait très vite impossible à rattraper.

John McCain - Champion républicain en 2008

En 2008 par exemple, John McCain avait remporté les états poids lourds des primaires (Californie, New  York, Illinois,…) après ce fameux « Tsunami Tuesday », où les républicains de 21 états votaient le même jour!  Avec plusieurs centaines de délégués d’avance, McCain était tout simplement irrattrapable et Romney jetait l’éponge à peine deux jours plus tard.

Du côté démocrate, les primaires de 2008 furent beaucoup plus disputées, avec Hillary Clinton et Barack Obama au coude à coude. Impossible à départager, le duel se prolongea jusqu’au mois de juin, où l’ancien sénateur de l’Illinois a finalement atteint le seuil nécessaire de délégués !

Si ces primaires à rallonge prolongent le suspense et focalisent l’attention médiatique sur les candidats en lice, elles ont également des travers. Une telle campagne coûte une fortune aux candidats et divise le parti à seulement quelques mois de la présidentielle. Si un duel acharné entre républicains devait perdurer jusqu’à l’été, il y a beaucoup de chance que le rescapé soit finalement écrasé par la machine démocrate en novembre.

(Crédit photo: Charles Dharapak/AP)

Romney : champion républicain ?

Si ce « méga scrutin » s’annonce moins décisif que par le passé, il pourrait néanmoins s’avérer riche en renseignements sur l’état de forme des différents candidats. Romney a beau être le grand favori, il est loin de faire l’unanimité dans un parti véritablement coupé en deux. L’aile dure des républicains, composée de militants ultra-conservateurs, lui reproche d’être un candidat trop timoré et trop modéré sur des questions sociales.

L’ancien gouverneur du Massachusetts est aussi critiqué du fait d’être mormon, trop riche, d’accumuler les gaffes et de changer d’idées comme de costumes. Selon un sondage récent du « Wall Street Journal », près de 40% des Américains ont une opinion négative de Romney, contre seulement 28% qui en ont une opinion positive.  Un très mauvais score pour un favori ! Peut-il séduire au niveau national et au-delà de sa base de partisans ? C’est l’une des questions de ce scrutin exposant dix.

Gingrich – Santorum : le duel conservateur

Ce « Super Tuesday » sera peut-être aussi  l’occasion de départager Rick Santorum et Newt Gingrich, deux candidats qui puisent dans le même vivier électoral ultra-conservateur. Santorum a besoin de nouvelles victoires pour confirmer sa crédibilité électorale et son rôle de « candidat alternative à Romney ».

Gingrich a quant à lui besoin d’urgence d’un succès, ailleurs que dans son fief de Géorgie, pour relancer sa campagne qui part complètement à la dérive. Un désaveu dans les urnes pourrait pousser l’ancien président de la Chambre vers la sortie, au bénéfice de Santorum qui récupérerait illico les voix de son rival. Un transfert de voix qui relancerait totalement l’issue de ces primaires à rebondissements.

Ron Paul, la force tranquille

Peu importe ce qu’il advient de ses rivaux, Ron Paul continuera de toute façon les primaires jusqu’ au finish. Remporter l’un ou l’autre état serait un très bon signal pour sa campagne mais de toute façon le texan a peu de chance de l’emporter, du fait de ses idées trop radicales et anti-establishment. Sa stratégie repose plutôt sur une course de fond, où il grappille délégué après délégué. Son but étant d’arriver en position de force lors de la convention nationale du parti, tribune de choix où il pourra diffuser ses idées. Si cette campagne présidentielle est assurément son baroud d’honneur, le doyen de la course a déjà un successeur dans son combat libertarien. Actuellement sénateur du Kentucky, son fils Rand Paul incarne déjà le futur du mouvement. A suivre en 2016…

Caucus de Washington : Romney en force, Gingrich absent

Dernier test électoral avant le « super scrutin » du 6 mars, où les militants républicains de dix états se rendront aux urnes, les caucus de Washington ont confirmé le statut de favori de Mitt Romney.

Après le Maine, l’Arizona et le Michigan, le Washington est le quatrième état remporté d’affilée par l’ancien gouverneur du Massachusetts.  En tête de la course à l’investiture avant le « Super Tuesday », le mormon creuse peu à peu son avance sur ses poursuivants.

Ce scrutin a également confirmé la dérive de Newt Gingrich, au profit de son rival ultra-conservateur Rick Santorum. Dernier, avec à peine 10% des voix, l’ancien président de la Chambre mise tout sur son « prochain retour en grâce » qu’il annonce imminent, à l’occasion des primaires dans son fief électoral de Géorgie.

Ron Paul s’offre quant à lui une belle seconde place dans l’état de Washington mais il reste toujours le seul candidat sans victoire. Le texan réalise souvent de bons résultats dans les caucus, où la force de persuasion de ses partisans rallie à la cause libertarienne de nombreux indécis.

Washington, 4ième succès d'affilée pour Mitt Romney

§ Résultats définitifs des caucus de l’état de Washington

1° MITT ROMNEY

> 37,6%   /   19.111 votes de préférence

2° RON PAUL

> 24,8%   /   12.594 votes de préférence

3° RICK SANTORUM

> 23,8%   /   12.089 votes de préférence

4° NEWT GINGRICH

> 10,3%   /   5.221 votes de préférence

(Source des résultats: Washington Post )

Romney parodié façon « The Artist »

Jean Dujardin n’a pas encore eu le temps de savourer son oscar que les parodies pleuvent déjà sur la toile. La scène politique américaine n’a pas fait exception, avec un spot inédit qui s’attaque au favori de la course à l’investiture républicaine…

« Muet, Mitt Romney ferait un bien meilleur candidat ». Tel est le message sans équivoque de cette vidéo, qui mélange habilement des scènes du film  de Hazanavicius, avec des images de la campagne du candidat millionnaire.

Une parodie qui n’a pas été conçue par un adversaire politique mais par Chris Matthews, un chroniqueur politique (ouvertement démocrate) de la chaine MSNBC.

Sans doute est-ce dû à la fatigue du candidat, qui enchaine les meetings à répétition, mais le mormon accumule les bourdes depuis quelques semaines.

A l’image de ce discours étrange, qu’il a prononcé récement  dans son état natal: « J’aime ce pays, j’aime cet état. Ça fait du bien de revenir au Michigan. Ici, les arbres sont à la bonne hauteur… ».

Les arbres sont à la bonne hauteur?!? C’est à ce genre de commentaires qu’il faut s’attendre, quand Mitt Romney ne regarde pas son prompteur et part en improvisation libre. Et il risque d’il y en avoir tout un florilège d’ici l’élection de novembre, pour le plus grand plaisir de ses détracteurs…

Romney (se) rassure avant le « Super Tuesday »

Mitt Romney a confirmé son statut de favori des primaires républicaines, en remportant les scrutins en Arizona et au Michigan. Un bon signal pour le candidat, qui s’est vraiment donné du mal pour arracher la victoire dans son état natal.

A moins d’une semaine du « Super Tuesday » du 6 mars, où les militants de dix états voteront simultanément, Romney a remis les pendules à l’heure face à son rival ultra-conservateur Rick Santorum.

En Arizona, le mormon a remporté une victoire nette et sans bavure,  en raflant près de la moitié des suffrages. Seul candidat a réellement faire campagne dans l’ « état du grand canyon », il bénéficiait en plus du soutien de ses coreligionnaires et du populaire sénateur local, John McCain.

Romney peut donc rajouter à son compteur l’ensemble des 29 délégués mis en jeu dans ce scrutin où seule la première place compte, car il utilise le système du « Winner take all ».  A noter qu’un candidat doit récolter la bagatelle de 1.144 délégués avant de remporter l’investiture du parti…

Romney prend un bain de foule

En deuxième position, Rick Santorum confirme son statut d’ « alternative à Romney ». Au détriment de Newt Gingrich, qui continue scrutin après scrutin sa courbe descendante. L’ancien président de la Chambre annonce à grands bruits qu’il va faire un comeback fracassant mardi prochain ! Mais si sa campagne ne rebondit pas très vite elle pourrait s’achever d’ici peu. Au lendemain du Super Tuesday par exemple…

(voir l’article: Gingrich: toujours plus proche de la voie de garage)

L’atypique Ron Paul clôture la marche en obtenant 8,4% des voix, soit le double de son score de 2008. Même s’il est à la traine derrière les favoris, le texan améliore systématiquement ses  résultats et il est déterminé à poursuivre sa campagne jusqu’au bout.

§ Résultats définitifs de l’ Arizona

1° MITT ROMNEY

> 47,3%   /   216.805 votes de préférence

2° RICK SANTORUM

> 26,6%   /   122.088 votes de préférence

3° NEWT GINGRICH

>16,2%   /   74.110 votes de préférence

4° RON PAUL

>8,4%   /   38.753 votes de préférence

(Source des résultats: Washington Post)

Si Mitt Romney a remporté une victoire sans ombrage en Arizona, le résultat du scrutin au Michigan est loin d’être aussi idyllique. Certes, le candidat a gagné dans son état natal mais il vraiment dû batailler ferme face la montée en puissance de son rival Santorum. Au final, l’ « enfant du pays » sauve les meubles et évite surtout une défaite qui aurait été très néfaste pour la suite de campagne.

Au niveau des chiffres, à peine 3% séparent le mormon de son rival catholique. Preuve que si Romney marque des points et remporte des états, il est loin de faire l’unanimité dans un camp républicain vraiment très éclaté.

Vu que la primaire dans l’ « état des grands lacs » utilise le système proportionnel,  les 30 délégués mis en jeu seront équitablement partagés entre les deux adversaires. Ce qui fait dire au directeur de campagne de Santorum que le scrutin au Michigan ressemble moins à une victoire de Romney qu’à un match nul…

Ron Paul vole la troisième place à un Gingrich en déroute et fidèle à son habitude double presque son score de 2OO8, où il n’avait obtenu que 6,3%. A ce rythme-là, le doyen de la course pourrait devenir le favori du parti en 2016 voire 2020. Plus sérieusement, il est très probable que son fils Rand Paul, déjà sénateur du Kentucky, prenne un jour la relève dans son combat libertarien…

§ Résultats définitifs du Michigan

1° MITT ROMNEY

41,1%   /   410.517 votes de préférence

2° RICK SANTORUM

> 37,9%   /   378.124 votes de préférence

3° RON PAUL

> 11,6%   /   115.956 votes de préférence

4° NEWT GINGRICH 

> 6,5%   /   65.093 votes de préférence

(Source des résultats: Washington Post)

Suite à cette double victoire, Romney calme les ardeurs de Santorum et retrouve du même coup sa position de favori dans les sondages au niveau national. Maintenant qu’il a remporté le scrutin dans son état natal, la pression est retombée et Romney peut se permettre de railler son rival sur sa « stratégie d’encouragement au vote démocrate ».

Si certains « faux républicains » ont reconnu avoir voté pour Santorum, il est impossible de connaitre leur nombre exact. Une seule certitude : l’ « opération Hilarity » qui avait pour objectif de faire trébucher Romney n’a pas fonctionné…
Du coup, le favori reprend à son compte l’analyse des stratèges démocrates: « Oui, je suis bien le candidat le plus dangereux face à Obama… »

(voir l’article: Je suis démocrate donc je vote républicain)