Bilan des primaires républicaines: déjà 29 états sur 50

Après la Louisiane, dernier scrutin du mois de mars, c’est le moment idéal pour dresser un « instantané » de la course à l’investiture républicaine.

A l’heure actuelle, 29 états sur les 50 que compte le pays ont déjà organisé des élections, sous forme de caucus ou de primaires. Quatre candidats sont toujours en lice: Mitt Romney, Rick Santorum, Newt Gingrich et Ron Paul.

Au niveau de la « course aux délégués », Mitt Romney reste clairement le grand favori avec plus de délégués que ses trois poursuivants réunis.    Selon les dernières projections d’Associated Press, reprises par le New York Times:

D’ici le 26 juin et l’Utah, qui termine le bal des primaires républicaines, 1.258 délégués devront encore être départagés entre les candidats.

Le premier qui atteindra le seuil de 1.144 délégués sera automatiquement déclaré vainqueur et affrontera Barack Obama dans l’élection générale de novembre.

(Pour mieux comprendre le processus d’attribution des délégués: Romney à la poursuite du chiffre magique)

GOP Madness - Bob Gorrell

29 états – 34 scrutins

Au niveau géographique, les militants de 29 états américains ont déjà voté, ainsi que les électeurs de plusieurs « territoires non-incorporés », qui participent aux primaires mais pas à l’élection présidentielle de novembre. Ces territoires ne sont pas considérés comme des états à part entière et leur poids électoral est relativement limité.

Romney a remporté les suffrages dans toutes les îles: Samoa américaines, Guam, Mariannes du Nord et Porto Rico à l’exception des iles Vierges où Ron Paul s’est imposé.

Bilan primaires républicaines (25 mars)

MITT ROMNEY (16 états/20 victoires)

L’ancien gouverneur du Massachusetts est incontestablement le grand favori des primaires avec 16 victoires à son compteur. Candidat le plus modéré, il a surtout du succès dans les zones urbaines et sur les côtes. Par contre il est plus à la peine dans les régions agricoles et dans le centre du pays, par essence plus conservateur. D’obédience mormone, Romney est aussi soutenu par ses coreligionnaires dans quelques états de l’Ouest américain (Utah, Nevada, Idaho, Arizona…)

New Hampshire et Floride (10-31 janvier)

Nevada, Maine, Arizona, Michigan et Wyoming (février)

Washington (3 mars)

Alaska, Idaho, Ohio, Virginie*, Massachusetts et Vermont (Super Tuesday du 6 mars)

Hawaï (13 mars)  +Porto Rico (18 mars)

Illinois (20 mars)  

* Gingrich et Santorum ont dépassé le délai d’inscription et ont de ce fait manqué la primaire de Virginie, un état du sud assez conservateur, qui leur aurait été en principe favorable!

Mitt Romney: la victoire à l'usure

RICK SANTORUM (11 états)

Le challenger de ces primaires a déjà remporté onze états, principalement dans le Midwest et le sud du pays. L’ancien sénateur de Pennsylvanie incarne la seule alternative crédible à Romney, jugé trop modéré pour l’aile plus conservatrice du parti républicain. Santorum a loupé le coche avec la primaire manquée en Virginie.

Il s’en est également fallu de peu qu’il rafle les primaires du Michigan ainsi que dans l’Ohio. Deux états décisifs dans lesquels la machine de campagne de Romney a fait pencher la balance en investissant plusieurs millions de dollars en publicités négatives. Romney gagne là où c’est vraiment nécessaire, un réalisme qui fait toute la différence dans ces primaires.

Iowa (3 janvier)

Colorado et Minnesota (février)

Tennessee, Oklahoma et Dakota du Nord (Super Tuesday 6 mars)

Kansas (10 mars) Alabama et Mississippi (13 mars)

– Missouri* (17 mars)

Louisiane (24 mars)

* Suite à un cafouillage dans l’organisation du scrutin, les résultats ne sont pas définitifs, la victoire de Santorum au Missouri n’est donc pas encore officielle

Rick Santorum: le challenger ultra-conservateur

NEWT GINGRICH (2 états)

Sérieusement distancé, l’ancien Président de la chambre n’a jusqu’à présent remporté que deux victoires : la Caroline du Sud (21 janvier) et la Géorgie (Super Tuesday du 6 mars) dont il a été le représentant pendant vingt ans. Son vivier électoral se concentre dans le sud du pays mais Gingrich s’est fait déborder par son rival ultra-conservateur Santorum, qui l’a finalement devancé dans des états tels que le Tennessee, l’Alabama, le Mississippi ou encore la Louisiane.

Mathématiquement hors course, il n’a pour ambition que d’empêcher Romney d’atteindre le chiffre magique de 1.144 délégués. Qualifié par la presse de saboteur ou d’ agent du chaos, Gingrich continue son travail de perturbateur sans que l’on sache si son retrait servirait ou non la cause de Santorum. Le candidat de Géorgie ne remportera vraisemblablement plus aucune victoire dans ces primaires.
 

RON PAUL

Lanterne rouge des primaires, le texan est aussi le seul candidat sans aucune victoire à revendiquer. Sa stratégie repose uniquement sur la collecte maximale de délégués afin d’arriver en position de force lors de la convention nationale du parti qui se déroulera fin août à Tampa Bay en Floride. Dans son baroud d’honneur, le doyen de la course profitera de cette tribune de premier plan pour diffuser ses idées libertariennes en tentant d’influer sur les lignes directrices du parti.

Carte des 50 états américains

Primaires de Louisiane : Santorum prince du bayou

L’ultra-conservateur Rick Santorum a triomphé lors des primaires de « l’état du pélican », en remportant près de la moitié des suffrages. Une 11e victoire qui prouve que son message axé sur des valeurs chrétiennes et puritaines séduit une certaine branche de l’électorat républicain.

Dernier scrutin du mois de mars, la primaire de Louisiane était clairement un objectif de campagne de l’ancien sénateur de Pennsylvanie. Alors que le dépouillement touche à sa fin, Santorum est déjà assuré de gagner haut la main, avec près de 50% des votes. Inconnu au niveau national jusqu’à sa victoire surprise en Iowa début janvier,  le candidat anonyme s’est mué en un challenger solide face au favori Mitt Romney.

Si au final, le mormon va très probablement remporter l’investiture du parti, Santorum va tout faire pour freiner ses ambitions en tentant de l’empêcher d’obtenir le total de 1.144 délégués, sésame pour gagner les primaires. « La course est longue et loin d’être finie » a déclaré le champion des valeurs familiales, en commentant ses derniers résultats électoraux. Santorum annonce la couleur, il ne jettera pas l’éponge et cette campagne des primaires risque de tirer en longueur. Jusqu’en mai, voire jusqu’en juin avec le scrutin en Californie, l’état le plus peuplé du pays.

Santorum: le champion des valeurs

Gingrich: la fin de l’espoir

Un autre constat de ces résultats en Louisiane est l’échec cuisant de Newt Gingrich, qui misait pourtant beaucoup cet état du sud pour revenir sur le devant de la scène. Avec seulement deux victoires au compteur (la Caroline du Sud et la Géorgie) après une trentaine de scrutins, l’ancien président de la Chambre continue sa descente aux enfers. Avec l’ascension de Santorum comme porte-drapeau des valeurs ultra-conservatrices, Gingrich a perdu son vivier électoral et ses espoirs de succès.

Politiquement, médiatiquement et mathématiquement hors course, le bouillonnant candidat de Géorgie ne doit sa survie qu’à la perfusion financière du milliardaire Sheldon Adelson,  « empereur des casinos » qui soutient sa campagne pour ses positions pro-israéliennes.Gingrich ne va probablement plus remporter aucune victoire dans ces primaires et s’il reste officiellement candidat à l’investiture républicaine, la course s’est depuis longtemps transformée en un duel Romney-Santorum, modérés contre conservateurs.

(Lire à ce sujet: Le chant du cygne de GingrichGingrich:toujours plus proche de la voie de garage)

Ron Paul au finish

Lanterne rouge de la course, Ron Paul n’a lui aussi plus aucun espoir de remporter l’investiture, comme il le reconnait d’ailleurs ouvertement.   La stratégie du texan repose uniquement sur la collecte maximale de délégués afin d’arriver en position de force lors de la convention nationale du parti qui se déroulera fin août à Tampa Bay en Floride. Dans son baroud d’honneur, le doyen de la course profitera de cette tribune de premier plan pour diffuser ses idées libertariennes en tentant d’influer sur les lignes directrices du parti.

La révolution selon Ron Paul (B.Vokar)

Printemps favorable à Romney

Le mois d’avril devrait normalement sourire à Mitt Romney, même si les 329 délégués en jeu ne suffiront pas à atteindre le seuil des 1.144 délégués, synonyme de victoire. Largement en tête dans la course aux délégués, le mormon en a déjà collecté 568 selon les projections d’Associated Press, soit plus que ses trois poursuivants réunis: 273 pour Santorum, 135 pour Gingrich et 50 pour Paul.

L’ancien gouverneur du Massachusetts devrait logiquement dominer la plupart des scrutins de la côte-Est. Des états plus modérés que ceux du Sud ou du Midwest, qui sont eux plus favorables aux idées de Santorum.

Romney: le favori mal aimé

Le mardi 3 avril, les primaires se dérouleront au Maryland (37 délégués), dans le région des grands lac au Wisconsin (42) ainsi que dans la capitale, Washington D.C. (19).

Après trois semaines sans scrutin, les affaires reprendront le 24 avril avec des primaires dans cinq états de la côte-Est : Connecticut (28 délégués), Delaware (17), Rhode Island (19), Pennsylvanie (72) et New York (95).

En avril, Santorum continuera sa « stratégie du boulet » en empêchant Romney de s’emparer de l’intégralité des délégués. Il sauvera probablement aussi l’honneur en remportant la Pennsylvanie, l’état qu’il a représenté au Sénat.

Louisiane - l'état du pélican

§ Résultats de la primaire de Louisiane : (46 délégués)

1° RICK SANTORUM

> 49,2%  / 88.042 votes de préférence

2° MITT ROMNEY

> 26,5%  / 47.495 votes de préférence

3° NEWT GINGRICH

> 15,9%  / 28.505 votes de préférence

4° RON PAUL

> 6,1%  / 10.971 votes de préférence

(Sources des résultats: Washington Post)

Speech de Rick Santorum après sa victoire en Louisiane

Santorum : le nouveau prince du sud

« Sweet Home Alabama! » Santorum peut chanter victoire après avoir remporté deux scrutins très disputés, en Alabama et au Mississippi. Romney gagne quant à lui les caucus du Pacifique: Hawaï et les Samoa. Gingrich, le grand perdant de la soirée, a encore une fois loupé son comeback.

L’attention était tournée vers le sud du pays, hier soir, avec les états voisins d’ Alabama et du Mississippi. A la fermeture des bureaux de vote, les premières tendances pronostiquaient des résultats très serrés entre « Gingrich : le candidat du sud », « Santorum : le challenger » et « Romney : le favori du parti ». Loin derrière dans les suffrages, le candidat texan Ron Paul était très vite déclaré hors-jeu.

L’irrésistible ascension de Santorum

Après plusieurs heures de dépouillement et de suspense, Rick Santorum a finalement remporté ces deux états peuplés de militants très conservateurs. Grand gagnant de la soirée, le catholique intégriste poursuit sa série de victoire avec à présent neuf états à son compteur. Soit un meilleur bilan que celui réalisé par son prédécesseur Mike Huckabee en 2008. De plus, l’ancien sénateur de Pennsylvanie peut se vanter d’être le seul candidat qui arrive à gagner à la fois dans le nord du pays, dans le sud et dans le Midwest !

Santorum: le nouveau prince du sud

L’humiliation pour Gingrich

Newt Gingrich termine second dans les deux états, une position somme toute honorable si les scrutins se déroulaient ailleurs dans le pays. Car l’ancien président de la Chambre est le seul candidat originaire du sud et il était censé remporter haut la main ces deux suffrages dans son fief électoral.

Depuis des semaines, Gingrich annonce son grand retour, mais il manque à chaque fois les rendez-vous. Depuis le début des primaires, il n’a remporté que la Caroline du Sud et la Géorgie, l’état qu’il a représenté vingt ans au Congrès. Le plus bruyant des candidats a beau enchaîner les discours de victoire, deux succès après 26 scrutins cela ressemble très fort à un échec cuisant. Ces conseillers de campagne prédisent son prochain succès en Louisiane ou au Texas. Mais le vent a clairement tourné pour Gingrich et tout personne saine d’esprit dans la même situation que lui, jetterait l’éponge afin de mettre un terme à cette agonie électorale.

Gingrich: toujours plus près du mur

Romney champion du Pacifique

L’ancien gouverneur du Massachusetts a bien limité la casse à l’issue des deux scrutins dans le sud. Même s’il termine troisième en Alabama et au Mississippi, il réalise quand même un bon score partant du principe que ces états avec un électorat très conservateur ne l’apprécient pas beaucoup. Remporter l’un ou l’autre de ces scrutins aurait envoyé un signal fort à ses détracteurs mais vu que la répartition de délégués est proportionnelle il ne perd pas grande chose au bout du compte.

Le candidat millionnaire s’offre même une belle victoire dans l’état natal d’Obama, à Hawaï, ainsi que dans les petites îles des Samoa américaines, un territoire non-incorporé aux États-Unis. Le mormon reste quoiqu’il arrive le grand favori des primaires, même si doit ronger son frein et devra probablement attendre mai ou juin avant d’être officiellement le représentant du parti. Loin devant dans la récolte des délégués, et dans le nombre d’états remportés (15/26 contre 9/26 pour Santorum) Mitt Romney reste, à mois d’une catastrophe, le futur adversaire de Barack Obama dans l’élection de novembre.

Romney: le favori mal aimé

Paul, le candidat sans victoire

Après plus de la moitié des scrutins, la campagne de Ron Paul continue mais sans aucune victoire à revendiquer. Le candidat libertarien a plusieurs fois raflé la seconde place mais la pôle position lui échappe désespérément. Sérieusement distancé dans la course aux délégués, c’est à présent mathématiquement impossible pour lui de remporter l’investiture du parti.

Mais le candidat texan poursuit son baroud d’honneur, imperturbable. Il continue sa collecte de délégués en vue d’influencer la convention nationale républicaine qui se déroulera fin août à Tampa Bay, en Floride.

Ron Paul, le militant anti-establishment

La suite des primaires

Durant ce mois de mars, quatre scrutins vont encore avoir lieu. Samedi 17 au Missouri (52 délégués en jeu), un état central qui devrait sans tomber tomber dans l’escarcelle de Santorum. Le lendemain, ce sera au tour du vote latino avec Porto-Rico, qui n’est pas considéré comme un état américain à part entière, mais qui rapporte quand même 23 délégués.

Le mardi 20 c’est un poids lourd, l’Illinois, qui répartira 69 délégués et enfin retour dans le sud du pays le samedi 24 avec la Louisiane et ses 46 délégués. Le partage des victoires entre Santorum et Romney devrait probablement se poursuivre en mars, avant un mois d’avril plus favorable au mormon,avec des scrutins dans des états de la côte-Est.

§ Résultats de la primaire en Alabama (50 délégués)

Santorum 34,5%  /  Gingrich 29,3%  /  Romney 29%  /  Paul 5%

§ Résultats de la primaire au Mississippi (40 délégués)

Santorum 32,9%  /  Gingrich 31,3%  / Romney 30,3  /  Paul 4,4

§ Résultats des caucus de Hawaï (20 délégués)

Romney 45,4% / Santorum 25,3% / Paul 18,3% / Gingrich 11%

> Romney a également remporté les caucus des Samoa américaines (chiffres indisponibles), un “territoire non-incorporé” (9 délégués).

(Source des résultats: Washington Post)

§ Carte des états remportés par les différents candidats républicains (26/50):

> En orange: Mitt Romney (15 états)

> En vert: Rick Santorum (9 états) plus le “concours de beauté du Missouri” (hachuré) qui ne compte pas vraiment

> En mauve: Newt Gingrich (2 états)

Cartographie des primaires républicaines au 14 mars

Calendrier des primaires républicaines de 2012

Pour remporter l’investiture du parti républicain, un candidat doit récolter un minimum de 1.144 délégués, soit la majorité simple, sur un total de 2.286 délégués à travers tout le pays.

Les délégués du parti sont le plus souvent des élus locaux, des partisans des candidats ou des militants actifs du parti. Bien évidement, le nombre de délégués dont dispose un état est représentatif de son poids démographique. Ainsi l’Alaska représente 27 délégués, tandis que la Californie, l’état américain le plus peuplé, en « pèse » 172!

A noter qu’il existe deux types de délégués: les « pledged delegates » , qui doivent voter pour le candidat qu’ils représentent et les « unpledged delegates » (beaucoup moins nombreux), qui sont libre de voter pour le candidat de leur choix. Même si dans les faits, le gagant sera connu avant la fin des primaires (au plus tard fin juin), les délégés voteront de façon symbolique pour élire le champion républicain, lors de la convention du parti qui se tiendra le 27 au 30 août prochain à Tampa, en Floride.

Du côté démocrate, il n’y a pas vraiment d’enjeu dans ces primaires qui servent uniquement de répétition aux militants, le tandem « Obama-Biden » se représentant sans opposition en 2012. La convention du parti démocrate se tiendra à Charlotte, en Caroline du Nord, du 3 au 6 septembre.

Le face à face entre Obama et le candidat républicain se déroulera  le 6 novembre prochain. Pour gagner, le candidat devra alors rassembler une majorité de 270 « grands électeurs », sur un total de 538. Quant à l’ultime étape de l’élection, l’investiture présidentielle, elle aura lieu dans plus d’un an, soit le 20 janvier 2013

Primaires de janvier – http://edition.cnn.com/ELECTION/2012/primaries.html

§ Primaires républicaines en janvier 2012 (4 états)

– 3 janvier >  Caucus de l’Iowa  – Poids dans les primaires: 28 délégués / Poids dans le collège électoral : 6 grands électeurs

10 janvier > Primaire du New Hampshire – Poids dans les primaires: 12 délégués / Poids dans le collège électoral: 4 grands électeurs

21 janvier > Primaire de Caroline du sud – Poids dans les primaires: 25 délégués /Poids dans le collège électoral: 9 grands électeurs

31 janvier > Primaire de Floride – Poids dans les primaires: 50 délégués /Poids dans le collège électoral: 29 grands électeurs (3ième état le plus important du pays, ex-æquo avec l’état de New York)

§ Primaires républicaines en février 2012 (6 états)

4 février > Caucus du Nevada – Poids dans les primaires: 28 délégués / Poids dans le collège électoral: 6 grands électeurs

7 février > Caucus du Colorado – Poids dans les primaires: 36 délégués / Poids dans le collège électoral: 9 grands électeurs

> Caucus du Minnesota – Poids dans les primaires: 40 délégués / Poids dans le collège électoral: 10 grands électeurs

 > Primaire du Missouri – Poids dans les primaires: 52 délégués / Poids dans le collège électoral: 10 grands électeurs

( Cette primaire, purement symbolique, est désormais remplacée par un caucus le 17 mars… )

11 février  > Caucus du Maine – Poids dans les primaires: 24 délégués / Poids dans le collège électoral: 4 grands électeurs

28 février > Primaire d’ Arizona – Poids dans les primaires: 29 délégués / Poids dans le collège électoral: 11 grands électeurs

                      > Primaire du Michigan – Poids dans les primaires: 30 délégués / Poids dans le collège électoral: 16 grands électeurs

§ Primaires républicaines en mars 2012 (19 états)

3 mars > Caucus de Washington – Poids dans les primaires: 43 délégués / Poids dans le collège électoral: 12 grands électeurs

6 mars « Super Tuesday »! > Primaires républicaines dans 10 états…

> Caucus d’Alaska – Poids dans les primaires: 27 délégués / Poids dans le collège électoral: 3 grands électeurs

> Caucus du Dakota du Nord Poids dans les primaires: 28 délégués / Poids dans le collège électoral: 3 grands électeurs

> Primaire de Géorgie Poids dans les primaires: 76 délégués /Poids dans le collège électoral: 16 grands électeurs

> Caucus de l’Idaho Poids dans les primaires: 32 délégués / Poids dans le collège électoral: 4 grands électeurs

> Primaire du MassachusettsPoids dans les primaires: 41 délégués /Poids dans le collège électoral: 11 grands électeurs

> Primaire de l’Ohio Poids dans les primaires: 66 délégués / Poids dans le collège électoral: 18 grands électeurs

> Primaire d’OklahomaPoids dans les primaires: 43 délégués / Poids dans le collège électoral: 7 grands électeurs

> Primaire du Tennessee Poids dans les primaires: 58 délégués / Poids dans le collège électoral: 11 grands électeurs

> Primaire du VermontPoids dans les primaires: 17 délégués / Poids dans le collège électoral: 3 grands électeurs

> Primaire de Virginie Poids dans les primaires: 49 délégués  / Poids dans le collège électoral: 13 grands électeurs

10 mars  > Caucus du KansasPoids dans les primaires: 40 délégués / Poids dans le collège électoral: 12 grands électeurs   & Caucus des îles Vierges

> Caucus du Wyoming Poids dans les primaires: 29 délégués /Poids dans le collège électoral: 3 grands électeurs

13 mars > Primaire de l’Alabama – Poids dans les primaires: 50 délégués / Poids dans le collège électoral: 9 grands électeurs

> Caucus de HawaïPoids dans les primaires: 20 délégués / Poids dans le collège électoral: 4 grands électeurs

& Caucus des îles Samoa américaines ( poids dans les primaires: 9 délégués )
> Primaire du Mississippi – Poids dans les primaires: 40 délégués / Poids dans le collège électoral: 6 grands électeurs
– 17 mars > Caucus du MissouriPoids dans les primaires: 52 délégués / Poids dans le collège électoral: 10 grands électeurs
18 mars > Caucus de Porto Rico – Poids dans les primaires: 23 délégués / Poids dans le collège électoral: 4 grands électeurs
20 mars > Primaire d’Illinois – Poids dans les primaires: 69 délégués / Poids dans le collège électoral: 4 grands électeurs
24 mars > Primaire de Louisiane – Poids dans les primaires: 46 délégués / Poids dans le collège électoral: 4 grands électeurs

§ Primaires républicaines en avril 2012 (8 états+DC)
3 avril > Primaire du district de Columbia (Washington DC) – Poids dans les primaires: 19  délégués / Poids dans le collège électoral: 3 grands électeurs
> Primaire du Maryland – Poids dans les primaires: 37 délégués / Poids dans le collège électoral: 10 grands électeurs
> Primaire du Texas – Poids dans les primaires: 155 délégués / Poids dans le collège électoral: 38 grands électeurs (2ième état le plus important du pays après la Californie)
> Primaire du Wisconsin – Poids dans les primaires: 42 délégués / Poids dans le collège électoral: 10 grands électeurs
24 avril > Primaire du Connecticut – Poids dans les primaires: 28 délégués / Poids dans le collège électoral: 7 grands électeurs
> Primaire du Delaware – Poids dans les primaires: 17 délégués / Poids dans le collège électoral: 3 grands électeurs
> Primaire de New York – Poids dans les primaires: 95 délégués / Poids dans le collège électoral: 29 grands électeurs (3ième état le plus important du pays, ex-æquo avec l’état de Floride)
> Primaire de Pennsylvanie – Poids dans les primaires: 72 délégués / Poids dans le collège électoral: 20 grands électeurs
> Primaire de Rhode Island – Poids dans les primaires: 19 délégués / Poids dans le collège électoral: 4 grands électeurs
§ Primaires républicaines en mai 2012 (7 états)
8 mai  > Primaire de Caroline du NordPoids dans les primaires: 55 délégués / Poids dans le collège électoral: 15 grands électeurs
> Primaire d’Indiana – Poids dans les primaires: 46 délégués / Poids dans le collège électoral: 11 grands électeurs
> Primaire de Virginie-Occidentale – Poids dans les primaires: 31 délégués / Poids dans le collège électoral: 5 grands électeurs
15 mai  > Primaire du Nebraska – Poids dans les primaires: 35 délégués / Poids dans le collège électoral: 5 grands électeurs
> Primaire de l’Oregon – Poids dans les primaires: 28 délégués / Poids dans le collège électoral: 7 grands électeurs
22 mai > Primaire d’Arkansas – Poids dans les primaires: 36 délégués / Poids dans le collège électoral: 6 grands électeurs
> Primaire du Kentucky – Poids dans les primaires: 45 délégués / Poids dans le collège électoral: 8 grands électeurs
§ Primaires républicaines en juin 2012 (6 états)
5 juin > Primaire de Californie – Poids dans les primaires:  172 délégués / Poids dans le collège électoral: 55 grands électeurs (Premier état du pays en terme de démographie)
> Primaire du Dakota du Sud – Poids dans les primaires: 28 délégués / Poids dans le collège électoral: 3 grands électeurs
> Primaire du MontanaPoids dans les primaires: 26 délégués / Poids dans le collège électoral: 3 grands électeurs
> Primaire du New Jersey – Poids dans les primaires: 50 délégués / Poids dans le collège électoral: 14 grands électeurs
> Primaire du Nouveau Mexique – Poids dans les primaires: 23 délégués / Poids dans le collège électoral: 5 grands électeurs
26 juin > Primaire de l’Utah – Poids dans les primaires: 40 délégués /Poids dans le collège électoral: 6 grands électeurs
  & fin officielle des primaires républicaines…

Buddy Roemer: la première vidéo du candidat invisible

Dans cette première vidéo de campagne intitulée « Free to lead »,  l’ancien gouverneur de Louisiane Buddy Roemer se présente en tant que candidat à la présidence des Etats-Unis…

Buddy Roemer peut être qualifié de candidat invisible parce qu’il n’apparait dans pratiquement aucun sondage,  il est rarement invité sur les plateaux télévisés (une apparition tout de même dans le Colbert Report ) et il n’a été invité à aucun des débats opposant les différents candidats du parti!

Buddy Roemer en campagne ( http://www.buddyroemer.com )

Buddy Roemer en campagne - http://www.buddyroemer.com

Sa campagne se déroule essentiellement au niveau local. Il écume les jardins et les foires agricoles du New Hampshire où il a basé son quartier général, tentant de diffuser son message de barbecue en stand à tacos.

Il a néanmoins quitté l’état pour rejoindre New York, le temps de rencontrer des membres du mouvement « Occupy Wall Street » qui dénoncent le pouvoir excessif des institutions financières. Un peu de couverture médiatique ne fait jamais de tort.

La candidature de Buddy Roemer est atypique et à plusieurs titres. Tout d’abord c’est un ancien démocrate qui a rallié le camp républicain mais ce n’est pas une première, le texan Rick Perry a lui aussi changé de bord.

L’ancien gouverneur de Louisiane se démarque surtout au niveau du financement de sa campagne. Alors que la commission fédérale des élections a plafonné la limite des dons privés à 2500$, par personne et par candidat, lui n’accepte pas les dons supérieurs à 100$ !

En outre, il refuse également tous les dons provenant du « PAC Money » (Political Action Committee), c’est-à-dire des groupes privés et des lobbies, qui soutiennent les candidats en fonction des intérêts qu’ils représentent.

Une démarche idéologique certes louable mais qui risque au final de peser dans la balance. Ses caisses de campagne sont désespérément vides  et sans une couverture médiatique suffisante, il parait peu probable qu’il réalise un score dans les premiers scrutins. Néanmoins, Buddy Roemer s’est inscrit officiellement aux primaires du New Hampshire. Verdict le dix janvier prochain.